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Une tortue imbriquée nage le long d'un tombant au-dessus de coraux mous roses, le bleu profond derrière elle

La tortue imbriquée

Eretmochelys imbricata

Animal

La tortue des récifs coralliens : des écailles posées comme les tuiles d'un toit, un bec étroit et crochu, deux griffes à chaque nageoire et un régime fait d'éponges. Longtemps chassée pour son écaille, elle est en danger critique d'extinction. On la croise sur les coraux mous d'Elphinstone, de Giftun ou de Fury Shoals.

Où plonger pour voir la tortue imbriquée

La reconnaître

La tortue imbriquée, qu'on appelle aussi tortue à écailles ou tortue à bec de faucon, mesure de 60 à 100 centimètres de carapace pour 43 à 75 kilos ; le plus gros spécimen connu atteignait 127 centimètres. Son aspect est proche de celui des autres tortues marines, mais trois détails la distinguent : les écailles épaisses de sa dossière, posées comme les tuiles d'un toit, un bec long, étroit et crochu, et deux griffes à chaque nageoire. La carapace, aplatie et sans carène continue, est très colorée, et quatre écailles préfrontales dessinent une ligne claire entre les deux yeux.

Comment elle vit

Elle vit près des côtes, dans l'ensemble des mers tropicales, et c'est la tortue des récifs coralliens : son bec crochu lui sert à aller chercher les éponges dans les anfractuosités, qui forment l'essentiel de son régime, avec des anémones, des méduses et des invertébrés. Les femelles viennent pondre sur les plages, dans un nid creusé jusqu'à 90 centimètres de profondeur. Réputée pour la qualité de son écaille, longtemps travaillée en peignes, lunettes et bijoux, elle a été chassée partout : l'espèce est en danger critique d'extinction et son commerce est interdit, à l'annexe I de la CITES.

Où et quand la voir en Égypte

C'est la tortue que l'on rencontre le plus souvent sur les tombants de la mer Rouge, toute l'année : sur les coraux mous d'Elphinstone, où elle broute à quelques mètres des plongeurs, autour des îles Giftun, sur les gotas de St John's et les récifs de Fury Shoals, et de passage sur les épaves. La tortue verte, sa cousine, préfère les herbiers des baies de sable, comme Abu Dabbab ; l'imbriquée, elle, reste sur le corail.

En plongée

Une tortue qui mange sur le récif se laisse approcher si l'on vient lentement, par le côté, sans jamais se placer au-dessus d'elle : elle doit pouvoir remonter respirer à tout moment. Pas de contact, pas de poursuite, pas de flash en rafale. Une tortue dérangée abandonne son repas et quitte le site pour la journée, parfois plus.

Notre conseil

Si elle mange sur le récif, restez à distance et sur le côté, jamais au-dessus : elle doit pouvoir remonter respirer. Un flash ou un palmage brusque la fait fuir pour la journée.

Crédits des images

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