Manuelita est un îlot au nord de l'île Cocos, près de la baie de Chatham. D'un côté s'étend un jardin de corail abrité, de l'autre une pente où passent les requins-marteaux. La nuit, des dizaines de requins à pointes blanches y chassent en meute dans le faisceau des lampes.
Pourquoi plonger à Manuelita ?
- La plongée de nuit avec des dizaines de requins pointes blanches en chasse, entre 9 et 14 mètres
- Un jardin de corail abrité de 5 à 21 mètres, la plongée d'acclimatation de la croisière et son coin macro
- Une pente extérieure à marteaux, requins soyeux et carangues aux gros yeux, jusqu'à 35 mètres
- Des requins-tigres signalés depuis quelques années autour de l'îlot
- À quelques minutes d'annexe du mouillage de la baie de Chatham
Manuelita en images
Que verrez-vous à Manuelita ?
Manuelita, c'est d'abord le requin pointes blanches de récif. Le jour, ils dorment par dizaines sur le sable et sous les blocs du jardin intérieur ; la nuit, ils chassent en meute et se servent des lampes des plongeurs pour débusquer les poissons endormis. Le côté abrité, un jardin de corail entre 6 et 21 mètres, est aussi le coin macro de la croisière : poissons-grenouilles orange, murènes, langoustes, poulpes, avec des carangues, des vivaneaux, des tortues imbriquées et des raies marbrées posées sur le sable. La pente extérieure, exposée au courant, change de registre : des stations de nettoyage où montent les requins-marteaux halicornes et les requins soyeux, un banc résident de carangues aux gros yeux, des raies aigles, des pointes noires, et de temps en temps une manta océanique qui passe. Depuis quelques années, des requins-tigres se montrent sur cette pente et autour de l'îlot : ils restent occasionnels, mais ils font partie du décor.
| Espèce | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Note |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Le requin pointes blanches de récif | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | par dizaines, au repos le jour, en chasse la nuit, toute l'année |
Le requin-marteau halicorne | possible | possible | possible | possible | possible | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | possible | sur les stations de nettoyage de la pente extérieure, en grands bancs de juin à novembre |
Le requin soyeux | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | pente extérieure, toute l'année |
Le requin-tigre | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | occasionnel sur la pente extérieure et autour de l'îlot, signalé depuis quelques années |
La tortue imbriquée | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | dans le jardin intérieur |
La raie manta océanique | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | passage occasionnel sur la pente extérieure |
La carangue à gros yeux | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | banc résident sur la pente extérieure |
| Raies marbrées et raies aigles | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | raies marbrées sur le sable du jardin, raies aigles sur la pente |
Le poisson-grenouille | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | orange, sur les blocs du jardin intérieur |
période principalepossiblerare
Comment se passe la plongée à Manuelita ?
Manuelita est un site à deux visages. À l'intérieur, face à l'île, un jardin de corail et de blocs de 5 à 21 mètres, sans courant ou presque : c'est la plongée d'acclimatation de la croisière, celle où l'on règle son lestage, et le lieu de la plongée de nuit, entre 9 et 14 mètres. À l'extérieur, une pente raide de blocs qui descend à 35 mètres, exposée au courant, avec des thermoclines qui font tomber l'eau de 27 à 21 °C : on s'y cale contre les rochers, face au courant, à hauteur des stations de nettoyage, et l'on remonte sous parachute. La visibilité va de 15 à 30 mètres. Les deux opérateurs demandent l'Advanced Open Water pour embarquer vers Cocos ; le jardin intérieur reste accessible à un plongeur peu expérimenté, la pente extérieure non. La nuit, on reste groupé, on dirige sa lampe vers le fond et on ne la braque pas sur un poisson isolé : les requins le chasseraient dans le faisceau.
Quand plonger à Manuelita ?
idéalbondéconseillé
L'îlot se plonge toute l'année. Les pointes blanches sont là en toute saison, et la plongée de nuit se fait à chaque croisière. De janvier à juin, saison sèche, la mer est calme, l'eau de surface à 28 ou 29 °C, la visibilité au plus haut, et le jardin intérieur sert de première plongée tranquille. De juin à novembre, saison des pluies, les marteaux se rassemblent en grands bancs sur la pente extérieure et la chasse de nuit est à son maximum ; le courant est plus fort, la houle aussi, et la visibilité tombe parfois à 15 mètres. L'eau de surface varie de 27 °C en novembre à 29,5 °C en mars et avril ; en plongée, on traverse des thermoclines qui la ramènent entre 21 et 27 °C. La visibilité moyenne est de 25 mètres.
Comment aller à Manuelita ?
Manuelita se plonge en croisière, et seulement ainsi. Le Sea Hunter d'Undersea Hunter et l'Okeanos Aggressor II partent de Puntarenas, après un transfert depuis San José, pour 36 heures de navigation ; ils mouillent dans la baie de Chatham, à deux pas de l'îlot, et les annexes y déposent les palanquées en quelques minutes. C'est en général la première plongée de la croisière, puis la plongée de nuit, avant un retour sur la pente extérieure au milieu de la semaine. En 2026, l'Okeanos Aggressor II affiche ses dix nuits à partir de 6 399 USD, environ 5 720 EUR, droits de parc et carburant en sus ; le Sea Hunter, 7 250 USD, Nitrox, bouteilles et plombs compris, plus 554 USD de droits de parc à régler d'avance et 200 USD de surcharge carburant à bord. Les droits officiels du parc sont de 50 USD par jour et par personne, plus 20 USD par jour de plongée. Prévoyez une nuit à San José avant l'embarquement et une lampe de plongée à faisceau large.
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Un îlot à l'entrée de la baie de Chatham
Manuelita est un petit îlot rocheux posé à 150 mètres de la côte nord-est de l'île Cocos, à l'entrée de la baie de Chatham, l'un des deux seuls mouillages autorisés du parc. C'est là que George Vancouver a jeté l'ancre en 1795, et là que les bateaux de croisière passent leurs nuits aujourd'hui, à 36 heures de la côte costaricienne. L'île Cocos, 23,85 kilomètres carrés de forêt et de basalte, est la seule terre émergée de la plaque de Cocos ; parc national depuis 1978 et patrimoine mondial depuis 1997, elle n'a d'autres habitants que ses gardes. Pour les plongeurs, Manuelita est à la fois la porte d'entrée, le site de nuit et la plongée de repli quand la mer interdit les sites du large.
Le jardin intérieur, la pente extérieure
Côté île, le jardin intérieur : un fond de corail et de blocs qui descend en pente douce de 5 à 21 mètres, sans courant ou presque. On y règle son lestage, on y cherche les poissons-grenouilles sur les blocs, on compte les pointes blanches endormis sous les surplombs, on croise des tortues imbriquées et des raies marbrées. Côté large, la pente extérieure tombe en gros blocs jusqu'à 35 mètres ; le courant y est net et des stations de nettoyage y attirent les marteaux halicornes et les soyeux, avec un banc de carangues aux gros yeux qui tourne sur place. On y plonge comme à Dirty Rock : calé contre un bloc, face au courant, sans palmer vers les requins, puis remontée sous parachute. Des pointes noires, des raies aigles et, de loin en loin, une manta océanique ou un requin-tigre complètent la liste.
La nuit des pointes blanches
La plongée de nuit se fait dans le jardin intérieur, entre 9 et 14 mètres. Dès que les lampes s'allument, les requins pointes blanches, timides le jour, se rassemblent par dizaines et chassent en meute : ils fouillent les failles, se faufilent sous les blocs, se bousculent sur le poisson qu'un faisceau vient d'éclairer, et des carangues noires profitent de la mêlée. La scène se joue à hauteur de palmes et les requins frôlent les plongeurs sans leur prêter attention. On reste groupés, on tient sa lampe vers le fond, on évite d'éclairer un poisson isolé, et l'on garde une lampe de secours. C'est la plongée que personne n'oublie à Cocos, et l'une des rares de l'île qui ne demande ni courant ni profondeur.
Notre conseil
De nuit, tenez une lampe à faisceau large vers le fond : un poisson pris dans le faisceau devient la cible des requins. Restez groupés, près du sable. Gardez la pente extérieure pour le milieu de la croisière, quand votre lestage est réglé.
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