Dirty Rock est un pinacle blanchi par le guano, au nord de l'île Cocos, dont les parois tombent à 40 mètres. Les requins-marteaux halicornes montent à ses stations de nettoyage, en bancs plus denses de juin à novembre. Les croisières y vont depuis la baie de Chatham.
Pourquoi plonger à Dirty Rock ?
- Des bancs de requins-marteaux halicornes sur les stations de nettoyage des parois, au plus fort de juin à novembre
- Requins soyeux et requins des Galápagos sur les mêmes stations, raies aigles et raies marbrées sur le sable
- Un second pinacle voisin, sommet à 18 mètres, avec son banc résident de carangues aux gros yeux, des langoustes et des tortues
- Grands dauphins en chasse sur les bancs de poissons fourrage qui entourent le rocher
- À quelques minutes d'annexe du mouillage de la baie de Chatham
Dirty Rock en images
Que verrez-vous à Dirty Rock ?
Dirty Rock est, avec Bajo Alcyone, le site des requins-marteaux halicornes de l'île Cocos. Ils montent du bleu vers les stations de nettoyage des parois, où les barbiers et les poissons-anges les déparasitent, puis repartent en banc au-dessus des plongeurs. Ils sont là toute l'année, en groupes plus serrés et plus nombreux de juin à novembre. Sur les mêmes stations passent des requins soyeux et, de temps en temps, un gros requin des Galápagos ; des requins pointes blanches de récif se posent entre les blocs. Autour du pinacle tournent des thons à nageoires jaunes, des carangues et des bancs de poissons fourrage qui attirent les grands dauphins en chasse. Sur le sable, raies marbrées et raies aigles. Le pinacle voisin, dont le sommet est à 18 mètres, abrite un banc résident de carangues aux gros yeux, des langoustes et des tortues. Le requin-baleine reste un visiteur occasionnel, surtout de juin à novembre, et les bancs de mobulas passent au large.
| Espèce | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Note |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Le requin-marteau halicorne | possible | possible | possible | possible | possible | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | possible | en banc sur les stations de nettoyage des parois, toute l'année, au plus fort de juin à novembre |
Le requin soyeux | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | sur les stations de nettoyage et dans le bleu, toute l'année |
Le requin-baleine | rare | rare | rare | rare | rare | possible | possible | possible | possible | possible | possible | rare | visiteur occasionnel, surtout de juin à novembre |
La raie mobula | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | en banc au large du pinacle |
Le requin des Galápagos | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | un gros individu de temps en temps sur les stations de nettoyage |
Le requin pointes blanches de récif | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | posés entre les blocs au pied des parois |
La carangue à gros yeux | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | banc résident sur le pinacle voisin, sommet à 18 mètres |
| Thons à nageoires jaunes | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | en chasse dans le courant autour du rocher |
| Raies marbrées et raies aigles | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | sur le sable au pied du pinacle |
Le grand dauphin | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | en chasse sur les bancs de poissons fourrage, parfois pendant la plongée |
période principalepossiblerare
Comment se passe la plongée à Dirty Rock ?
Le rocher émerge de 4 à 5 mètres au-dessus de la surface et ses parois tombent raides jusqu'à 40 mètres ; la plongée se passe entre 20 et 30 mètres, à hauteur des stations de nettoyage. Le courant est fort, surtout dans le chenal ouvert qui sépare Dirty Rock du pinacle voisin : on descend vite, on se cale contre la paroi du côté abrité et on ne s'en éloigne pas. Les thermoclines sont nettes, avec des chutes à 19 °C sous une surface à 27 ou 29. La visibilité va de 15 à 30 mètres. La remontée se fait en pleine eau, sous parachute, et l'annexe récupère les palanquées dans le courant : le parachute de palier est obligatoire. Les guides réservent le site aux plongeurs déjà acclimatés par les premières plongées de la croisière, et les deux opérateurs exigent l'Advanced Open Water avec de l'expérience en plongée profonde et dérivante.
Quand plonger à Dirty Rock ?
idéalbondéconseillé
Le site se plonge toute l'année, les deux bateaux naviguant sans interruption. De janvier à mai, la saison sèche, la mer est plus calme, la traversée plus douce, la visibilité souvent au-dessus de 25 mètres, et les marteaux sont présents en groupes plus petits. De juin à novembre, la saison des pluies, l'eau froide qui remonte en profondeur amène le plancton, les bancs de marteaux grossissent, et c'est la période que choisissent les habitués ; la mer est plus dure, le courant plus fort, et la visibilité tombe parfois à 15 mètres. En surface, l'eau va de 27 °C en novembre à 29,5 °C en mars et avril ; sous la thermocline, elle descend à 19 °C certains jours, d'où la combinaison de 5 à 7 millimètres. La visibilité moyenne est de 25 mètres, variable avec le plancton.
Comment aller à Dirty Rock ?
Dirty Rock ne se plonge qu'en croisière. Les deux bateaux réguliers, le Sea Hunter d'Undersea Hunter et l'Okeanos Aggressor II, partent de Puntarenas après un transfert depuis San José, pour 36 heures de navigation, sept jours de plongée à trois plongées par jour et 36 heures de retour. Le mouillage se fait dans la baie de Chatham, à quelques minutes d'annexe du rocher. En 2026, l'Okeanos Aggressor II vend ses dix nuits à partir de 6 399 USD, environ 5 720 EUR, droits de parc et carburant en sus. Le Sea Hunter affiche 7 250 USD, Nitrox, bouteilles de 12 litres et plombs compris, plus 554 USD de droits de parc à régler d'avance, 200 USD de surcharge carburant et 35 USD de frais de recherche et sauvetage payés à bord ; l'Argo, du même armateur, demande 7 150 USD plus 554 USD de parc pour dix nuits en juin 2026. Les droits officiels du parc national sont de 50 USD par jour pour un non-résident, plus 20 USD par jour de plongée. Comptez une nuit à San José avant l'embarquement.
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Un rocher blanc au nord de l'île
Dirty Rock, Roca Sucia pour les Costariciens, doit son nom au guano des oiseaux de mer qui blanchit sa tête : un pinacle qui sort de 4 à 5 mètres au-dessus de l'eau, au large de la côte nord de l'île Cocos, et dont les parois tombent à 40 mètres. À courte distance, un second pinacle reste sous la surface, sommet à 18 mètres, et le chenal qui les sépare concentre le courant. L'île elle-même est la seule terre émergée de la plaque de Cocos, un édifice volcanique dont les basaltes les plus anciens ont entre 1,9 et 2,4 millions d'années, posé à 535 kilomètres de la pointe de Cabo Blanco. George Vancouver y a mouillé en 1795 dans la baie qui porte le nom de son navire, le Chatham ; c'est encore là que les bateaux de croisière jettent l'ancre, à quelques minutes du rocher.
La plongée
Bascule arrière depuis l'annexe, descente rapide à 20 ou 25 mètres, et placement contre la paroi, du côté abrité du courant, face aux stations de nettoyage. Les marteaux arrivent de loin, en file ou en banc, montent se faire déparasiter par les barbiers et redescendent dans le bleu ; les soyeux tournent plus près, et un requin des Galápagos passe parfois. La règle est la même qu'à Bajo Alcyone : immobile, respiration calme, pas de palmage vers le banc. Quand l'air baisse, on décolle de la paroi, on dérive dans le chenal avec les carangues et les thons, et l'on remonte en pleine eau sous parachute, loin du rocher ; l'annexe suit les parachutes. Une seconde plongée, plus tard dans la croisière, se consacre au pinacle voisin et à son banc de carangues aux gros yeux, avec les langoustes et les tortues des failles.
Un parc qui se défend
Le parc national de l'île Cocos existe depuis 1978, est inscrit au patrimoine mondial depuis 1997 et sa zone marine a été étendue en 2002 ; l'île est aussi un site Ramsar. Les gardes de l'aire de conservation et les garde-côtes y traquent une pêche illégale qui n'a jamais cessé, et qui vise d'abord les requins. Pour les plongeurs, les règles sont simples : on vient avec un opérateur autorisé, les bateaux ne mouillent que dans les baies de Chatham et de Wafer, chaque site a sa capacité d'accueil, on ne descend à terre qu'avec l'accord des gardes, et l'on ne prélève rien. Les droits de parc, 50 USD par jour et 20 USD par jour de plongée, financent la surveillance.
Notre conseil
Descendez vite à 20 ou 25 mètres et calez-vous contre la paroi, côté abrité. Ne partez pas dans le bleu vers les marteaux, vos bulles les feraient fuir. Plongez au Nitrox et prévoyez une combinaison de 5 à 7 mm : l'eau tombe à 19 °C en profondeur.
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