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Un requin-baleine tacheté de blanc nage sous trois palmeurs en surface, dans une eau bleu sombre

Sud de l'atoll d'Ari (Maamigili)

MaldivesAtolls d'Ari et de RasdhooPélagiqueOpen Water

Le sud de l'atoll d'Ari est une aire marine protégée depuis 2009, où les requins-baleines se voient toute l'année le long du récif extérieur. Ce sont surtout des jeunes mâles résidents de 4 à 8 mètres, et plus de 700 ont été identifiés. On les approche en palmes, sous des règles strictes.

Pourquoi plonger au sud de l'atoll d'Ari ?

  • Des requins-baleines toute l'année, l'un des rares sites au monde où ils sont résidents
  • Plus de 700 individus identifiés par leurs taches, surtout des jeunes mâles de 4 à 8 mètres qui reviennent d'une année sur l'autre
  • Une aire protégée de 56 km² depuis 2009, aux règles d'approche précises et contrôlées par des gardes
  • Dhigurah, île habitée au bord de l'aire protégée, pour palmer et plonger sans hôtel-île

Le spot sur la carte

Base : Dhigurah, à 13 km à vol d'oiseau.

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Le sud de l'atoll d'Ari en images

Un requin-baleine vu de face, gueule entrouverte, dos gris tacheté de blanc, dans une eau turquoise pleine de bulles
Gros plan sur la tête d'un requin-baleine, peau brun sombre couverte de points et de lignes blanches, fentes branchiales visibles, sur fond turquoise
Un requin-baleine nage près de la surface au-dessus d'un fond de récif, dans une eau turquoise un peu trouble

Que verrez-vous au sud de l'atoll d'Ari ?

Le sud d'Ari est l'un des rares endroits du monde où le requin-baleine est résident toute l'année. Les animaux que l'on croise sont surtout des jeunes mâles, 72,5 % des observations, de 4 à 8 mètres, qui reviennent sur le même récif d'une saison à l'autre : plus de 700 individus ont été identifiés par le dessin de leurs taches et plus de 8 000 rencontres enregistrées, le taux de réobservation le plus élevé connu pour l'espèce. Ils nagent lentement près de la surface, le long du tombant extérieur, où le plancton se concentre. Le récif qui borde l'aire protégée abrite aussi des raies manta de passage, des tortues vertes et imbriquées, des requins pointes blanches au repos sur le tombant et une faune de récif ordinaire des Maldives, poissons-papillons chevron compris ; douze espèces de vertébrés menacés y ont été recensées.

Calendrier d'observation
EspèceJFMAMJJASONDNote
Le requin-baleinepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalerésidents toute l'année ; plutôt à l'ouest et au sud (Rangali, Maamigili) de décembre à avril, vers Dhigurah de mai à novembre
La raie manta de récifpossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblede passage dans l'aire protégée, aux stations de nettoyage du sud d'Ari
La tortue vertepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblesur le récif extérieur
La tortue imbriquéepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblesur le récif extérieur
Le requin pointes blanches de récifpériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principaleau repos sur le tombant extérieur
Poissons papillons chevron et poissons de récifpériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalesur le platier et le tombant

période principalepossiblerare

Comment se passe la plongée au sud de l'atoll d'Ari ?

L'aire protégée court sur un kilomètre au large de la crête récifale, du coin nord-ouest de Rangali à la pointe nord de Dhigurah : un long récif extérieur dont le platier est à 5 mètres et le tombant descend bien au-delà de 30 mètres, limite légale. La rencontre se fait en palmes, en surface, après une recherche en bateau le long du récif ; le courant y est moyen, la houle de sud-ouest peut gêner de mai à novembre. En bouteille, les centres plongent le tombant de Maamigili ou de Dhigurah entre 10 et 30 mètres, en dérive, et le requin-baleine n'est alors qu'une rencontre possible, à 20 mètres de distance. Aucun niveau particulier n'est exigé pour palmer ; l'Open Water suffit pour le récif.

Quand plonger au sud de l'atoll d'Ari ?

idéalbondéconseillé

Il n'y a pas de saison des requins-baleines au sud d'Ari : ils sont là toute l'année, et les opérateurs annoncent des rencontres sur 70 à 90 % des sorties selon les mois. Ce qui change, c'est le côté de l'atoll. Pendant la mousson de nord-est, de décembre à avril, mer calme et visibilité de 25 à 40 mètres, ils se tiennent plutôt à l'ouest et au sud, vers Rangali et Maamigili ; pendant la mousson de sud-ouest, de mai à novembre, le plancton pousse vers l'est et les animaux se rapprochent de Dhigurah, avec une visibilité ramenée à 15 ou 25 mètres et des mois d'août à novembre souvent cités comme les plus productifs. L'eau est à 28 °C de décembre à février, 30 °C en avril et mai, 29 °C le reste de l'année.

Comment aller au sud de l'atoll d'Ari ?

L'aire protégée borde le sud de l'atoll d'Ari, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Malé. La base économique est Dhigurah, île habitée dont le récif extérieur ferme l'aire au nord-est : les maisons d'hôtes y sont à 6 USD de taxe verte par nuit, Island Divers vend la sortie de deux plongées 120 USD et Fari Dive Center un forfait de trois nuits et cinq plongées, hébergement et transferts compris, 771 USD, prix 2026 ; la demi-journée de palmage avec les requins-baleines, partagée, coûte 60 à 120 USD par personne. Dhigurah se rejoint depuis Malé en speedboat public, deux heures à deux heures et demie, pour 66 à 70 USD. Maamigili, à l'autre bout de l'aire, et les hôtels-îles du sud d'Ari organisent les mêmes sorties ; les croisières au départ de Malé y passent une journée. L'accès à l'aire est gratuit, les bateaux doivent être enregistrés auprès de l'EPA.

Dormir à Dhigurah

Où trouver un guide pour plonger au sud de l'atoll d'Ari ?

Des sorties avec un guide, réservables en ligne et classées par le nombre d'avis. Les liens sont affiliés : si vous réservez, vous nous soutenez sans surcoût.

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Où dormir près du sud de l'atoll d'Ari ?

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La SAMPA, 56 km² protégés depuis 2009

Le gouvernement des Maldives a déclaré l'aire marine protégée du sud d'Ari, South Ari Marine Protected Area ou SAMPA, le 5 juin 2009, par directive du ministère de l'Environnement en application de la loi de protection de l'environnement de 1993. Elle s'étend sur un kilomètre au large de la crête récifale de toutes les îles comprises entre le coin nord-ouest du récif de Rangali et la pointe nord du récif de Dhigurah, soit 5 610 hectares, et elle est gérée par l'Agence de protection de l'environnement, l'EPA, avec des gardes sur l'eau. Le plan de gestion adopté en 2025 a imposé l'enregistrement des bateaux, les protège-hélices à partir du 30 juin 2025 et l'agrément des guides. L'accès reste gratuit, mais le ministère peut instituer une redevance.

Des jeunes mâles résidents

Ce qui rend le sud d'Ari unique, c'est la résidence. Ailleurs, les requins-baleines passent avec le plancton ; ici, ils restent. Les observations portent à 72,5 % sur des mâles, presque tous juvéniles, de 4 à 8 mètres, et les mêmes individus reviennent d'une année sur l'autre : plus de 700 ont été identifiés par le dessin de leurs taches depuis 2006 par le programme de recherche maldivien sur le requin-baleine, avec plus de 8 000 rencontres consignées. L'aire sert probablement d'habitat de transition entre l'enfance et la maturité. Son poids économique a été chiffré à 9,4 millions de dollars par an pour 65 000 visiteurs venus pour ces animaux, et les blessures d'hélice relevées sur une partie des individus expliquent la sévérité des règles de navigation.

Les règles d'approche

Dans l'eau, on garde 3 mètres de la tête et du corps, 4 mètres de la queue ; on n'avance jamais au-delà des branchies, on ne coupe pas sa route, on ne le touche pas et on ne s'y accroche pas. Le flash, les perches à selfie et les lumières vives sont interdits, de même que les lumières qui attirent les animaux la nuit. Soixante personnes au plus, guides compris, peuvent être dans l'eau avec un même requin, chacune quinze minutes quand d'autres bateaux attendent dans la zone de contact, et un guide agréé SAMPA accompagne chaque groupe de six. Les bateaux ne dépassent pas 10 noeuds dans l'aire, 5 noeuds à moins de 250 mètres d'un animal, 2 noeuds à moins de 50 mètres, et les activités s'arrêtent de 18 h à 6 h. Les infractions sont sanctionnées par l'EPA.

Palmer ou plonger ?

Le requin-baleine du sud d'Ari se rencontre en surface, et le palmage est la façon normale de le voir : recherche en bateau le long du récif extérieur, mise à l'eau en douceur dès qu'un animal est repéré, nage parallèle à sa vitesse, qui est lente mais soutenue. En bouteille, les centres de Dhigurah et de Maamigili plongent le tombant extérieur, Maamigili Beyru ou Dhigurah Beyru, entre 10 et 30 mètres : requins pointes blanches, tortues, bancs de récif, et parfois la grande ombre tachetée qui passe au-dessus, à garder à 20 mètres comme l'impose le plan de gestion. Les photographes préfèrent les palmes, sans flash, et une matinée calme de saison sèche.

Notre conseil

Partez tôt avec un centre dont le guide est agréé SAMPA. Entrez dans l'eau sans bruit, nagez parallèlement à l'animal et laissez-le partir quand il descend. Respectez vos quinze minutes, car un autre bateau attend son tour.

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Crédits des images

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