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Une raie manta de récif vue de dessous, le ventre marqué de taches blanches et les fentes branchiales visibles, plane au-dessus d'un fond de sable

La raie manta de récif

Mobula alfredi

Animal

La plus petite des deux mantas, trois à trois mètres cinquante d'envergure, qui vit près des récifs et des côtes et revient aux mêmes stations de nettoyage. Inoffensive, sans dard, elle se nourrit de plancton en planant bouche ouverte. En mer Rouge, elle passe au-dessus des plateaux d'Elphinstone en été et de Daedalus en hiver.

Où plonger pour voir la raie manta de récif

La reconnaître

La raie manta de récif mesure le plus souvent de 3 à 3,50 mètres d'envergure, et jusqu'à 5 mètres pour les plus grandes ; sa cousine, la manta océanique, fait de 4 à 5 mètres en moyenne et vit au large. Le dos est sombre, le ventre blanc marqué de taches noires dont le dessin est propre à chaque individu, ce qui permet de les reconnaître d'une année sur l'autre. Deux lobes céphaliques encadrent la bouche, qu'elle garde ouverte pour filtrer le plancton. Elle n'a ni dard ni dents tranchantes : elle est inoffensive.

Comment elle vit

Elle vit près des côtes et des récifs des mers tropicales, où elle fréquente les stations de nettoyage, des têtes de corail où les petits poissons viennent la débarrasser de ses parasites, et les zones riches en plancton. Elle peut plonger profond pour se nourrir, jusqu'à 672 mètres en Nouvelle-Calédonie. La gestation dure 12 à 13 mois pour un seul petit, qui naît avec 1,40 mètre d'envergure et 9 kilos. Rapide en cas de danger, 24 km/h en fuite, elle a peu de prédateurs ; sa menace, c'est la pêche, et l'espèce est classée vulnérable après une chute brutale de ses populations en vingt ans.

Où et quand la voir en Égypte

En mer Rouge, les mantas se rencontrent sur les récifs du large du sud : Elphinstone de mai à août, au-dessus des plateaux ; Daedalus plutôt en hiver et au printemps ; les Brothers l'été, de passage. Les rencontres restent une chance plus qu'un rendez-vous, et c'est au bord des plateaux, dans le courant, qu'elles ont lieu.

Est-elle dangereuse ?

Non. La manta n'a pas de dard, contrairement aux raies pastenagues, et sa bouche ne sert qu'à filtrer le plancton. Elle est curieuse et s'approche volontiers d'un plongeur calme. La seule règle est de ne jamais la toucher, le mucus qui protège sa peau ne s'en remet pas, et de ne pas nager vers elle : on se place bas, on respire doucement, et on la laisse passer au-dessus.

Notre conseil

Restez bas et immobile près d'une station de nettoyage ou au bord du plateau, et laissez-la venir : elle plane souvent au-dessus des plongeurs calmes. Ne la touchez jamais, ne nagez pas vers elle, pas de flash en rafale.

Crédits des images

Photos sous licence libre, créditées à leur auteur ; le lien mène à la source.