La plus petite des deux mantas, trois à trois mètres cinquante d'envergure, qui vit près des récifs et des côtes et revient aux mêmes stations de nettoyage. Inoffensive, sans dard, elle se nourrit de plancton en planant bouche ouverte. En mer Rouge, elle passe au-dessus des plateaux d'Elphinstone en été et de Daedalus en hiver.
Où plonger pour voir la raie manta de récif

Daedalus Reef
Mer Rouge, sud de l'ÉgyptePériode principale de décembre à avril : plus souvent en hiver et au printemps, au-dessus des plateaux

Elphinstone Reef
Mer Rouge, sud de l'ÉgyptePériode principale de mai à août : de mai à août, au-dessus des plateaux
La reconnaître
La raie manta de récif mesure le plus souvent de 3 à 3,50 mètres d'envergure, et jusqu'à 5 mètres pour les plus grandes ; sa cousine, la manta océanique, fait de 4 à 5 mètres en moyenne et vit au large. Le dos est sombre, le ventre blanc marqué de taches noires dont le dessin est propre à chaque individu, ce qui permet de les reconnaître d'une année sur l'autre. Deux lobes céphaliques encadrent la bouche, qu'elle garde ouverte pour filtrer le plancton. Elle n'a ni dard ni dents tranchantes : elle est inoffensive.
Comment elle vit
Elle vit près des côtes et des récifs des mers tropicales, où elle fréquente les stations de nettoyage, des têtes de corail où les petits poissons viennent la débarrasser de ses parasites, et les zones riches en plancton. Elle peut plonger profond pour se nourrir, jusqu'à 672 mètres en Nouvelle-Calédonie. La gestation dure 12 à 13 mois pour un seul petit, qui naît avec 1,40 mètre d'envergure et 9 kilos. Rapide en cas de danger, 24 km/h en fuite, elle a peu de prédateurs ; sa menace, c'est la pêche, et l'espèce est classée vulnérable après une chute brutale de ses populations en vingt ans.
Où et quand la voir en Égypte
En mer Rouge, les mantas se rencontrent sur les récifs du large du sud : Elphinstone de mai à août, au-dessus des plateaux ; Daedalus plutôt en hiver et au printemps ; les Brothers l'été, de passage. Les rencontres restent une chance plus qu'un rendez-vous, et c'est au bord des plateaux, dans le courant, qu'elles ont lieu.
Est-elle dangereuse ?
Non. La manta n'a pas de dard, contrairement aux raies pastenagues, et sa bouche ne sert qu'à filtrer le plancton. Elle est curieuse et s'approche volontiers d'un plongeur calme. La seule règle est de ne jamais la toucher, le mucus qui protège sa peau ne s'en remet pas, et de ne pas nager vers elle : on se place bas, on respire doucement, et on la laisse passer au-dessus.
Notre conseil
Restez bas et immobile près d'une station de nettoyage ou au bord du plateau, et laissez-la venir : elle plane souvent au-dessus des plongeurs calmes. Ne la touchez jamais, ne nagez pas vers elle, pas de flash en rafale.
