La Réserve Cousteau entoure deux îlets volcaniques, à 1,5 kilomètre de la plage de Malendure, en Guadeloupe, et forme depuis 2009 le cœur marin du Parc national. On y voit des tortues vertes dès la plage, le buste de Cousteau à 12 mètres, des sources chaudes et des tombants jusqu'à 40 mètres. L'eau ne descend jamais sous 26 °C.
Pourquoi plonger à la Réserve Cousteau ?
- Tortues vertes et imbriquées à quelques mètres de fond, visibles dès la plage de Malendure
- Cœur marin du Parc national de la Guadeloupe depuis 2009 : ni ancre, ni pêche de loisir, ni contact avec le fond
- Le buste de Cousteau à 12 mètres sur le Jardin de Corail et les sources chaudes sous-marines du Grand Îlet
- Tous niveaux : baptêmes à 6 mètres dans La Piscine, tombants jusqu'à 40 mètres pour les confirmés
- Eau de 26,5 à 29 °C toute l'année, à 1,5 kilomètre de la plage
Le spot sur la carte
Base : Plage de Malendure, Bouillante, à 1 km à vol d'oiseau.
Voir les spots alentour sur la carteLa Réserve Cousteau en images
Que verrez-vous à la Réserve Cousteau ?
Les tortues font la réputation du site. Les tortues vertes broutent les herbiers devant Malendure, à quelques mètres de fond, et se voient déjà en palmes, masque et tuba depuis la plage ; les tortues imbriquées fréquentent plutôt les plateaux des îlets, entre les éponges. Sur le tombant du Jardin de Corail et à la Pointe Barracuda tournent les grands barracudas, les carangues et les thazards ; les langoustes se tiennent sous les surplombs. Le décor est fait d'éponges barriques et tubulaires, de gorgones et de coraux durs, avec des spirographes et des nudibranches pour la macro. Le poisson-lion, arrivé dans la Caraïbe, est installé entre les roches. En janvier et en février, le chant des baleines à bosse s'entend sous l'eau. Le récif a souffert : la couverture corallienne a baissé de 54 % entre 2012 et 2021, après le blanchissement de 2019 et la maladie des coraux de 2020.
| Espèce | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Note |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
La tortue verte | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | toute l'année sur les herbiers devant Malendure et les plateaux des îlets, visible dès la plage en palmes, masque et tuba |
La tortue imbriquée | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | entre les éponges des plateaux, à l'Aquarium et au Jardin de Corail |
Le grand barracuda | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | sur le tombant du Jardin de Corail et à la Pointe Barracuda |
Le poisson-lion | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | espèce invasive dans la Caraïbe, à l'abri des roches |
| Carangues | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | en banc à la Pointe Carangue, dans le courant |
| Langoustes | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | sous les surplombs des tombants |
| Chant des baleines à bosse | période principale | période principale | rare | rare | rare | rare | rare | rare | rare | rare | rare | possible | audible sous l'eau en janvier et février, les baleines restent au large |
période principalepossiblerare
Comment se passe la plongée à la Réserve Cousteau ?
Le site reçoit tout le monde. Les baptêmes se font entre la surface et 6 mètres sur les plateaux de La Piscine, entre les deux îlets ; le Jardin de Corail et son buste de Cousteau à 12 mètres se plongent dès le PE12, le Niveau 1 ou l'Open Water ; les tombants de la Pointe Barracuda et des Sources chaudes, au-delà de 20 mètres et jusqu'à 40, demandent un Niveau 2 ou un Advanced. Côte sous le vent oblige, le courant est faible sur les plateaux ; il se lève par moments à la Pointe Carangue, où la pente descend de 12 à 22 mètres. La visibilité va de 10 à 30 mètres, moins en septembre. Les palanquées comptent quatre plongeurs au plus par guide chez Atlantis, pour une immersion d'environ 50 minutes. Le vrai danger est en surface : bateaux et kayaks tournent autour des îlets toute la journée.
Quand plonger à la Réserve Cousteau ?
idéalbondéconseillé
Les clubs sortent toute l'année, jusqu'à sept fois par jour chez Les Heures Saines, et l'eau ne descend jamais sous 26 °C : 26,5 °C en février, 29 °C en septembre et en octobre. La meilleure période va de décembre à mai, pendant la saison sèche : mer plate sur la côte sous le vent, eau claire, et sorties cétacés au large, avec le chant des baleines à bosse audible sous l'eau en janvier et en février. La saison cyclonique court du 1er juin au 30 novembre ; les plongées continuent, mais septembre concentre les vents forts, la visibilité baisse et les courants se lèvent sur les pointes. Une combinaison de 3 millimètres suffit toute l'année, et une lycra protège du soleil en surface sans crème.
Comment aller à la Réserve Cousteau ?
Tout part de la plage de Malendure, à Bouillante, sur la côte sous le vent de Basse-Terre : les îlets sont à 1,5 kilomètre au large, soit quelques minutes de bateau. Comptez environ 8 h 45 de vol direct entre Paris-Orly et Pointe-à-Pitre avec Air France, Air Caraïbes ou Corsair, puis une voiture de location pour traverser l'île. Les Heures Saines, installé au rocher de Malendure depuis près de quarante ans, facture 53 EUR la plongée encadrée tout équipée, 45 EUR en autonomie, 300 EUR les six plongées et 470 EUR les dix, l'ordinateur en location à 5 EUR ; Atlantis Plongée, à Galet Pigeon, demande 50 EUR la plongée et 264 EUR les six, et accueille l'accompagnateur non plongeur pour 25 EUR. La sortie dure deux heures au total. Aucun droit d'entrée n'est demandé au plongeur dans le cœur de parc. Prévoyez 18 à 24 heures sans plonger avant le vol du retour.
Dormir à Plage de Malendure, Bouillante
Où dormir près de la Réserve Cousteau ?
Hôtels, résidences et chambres autour de Plage de Malendure, Bouillante, avec les prix du moment.
Cousteau, la soucoupe plongeante et un nom sans statut
Les îlets Pigeon tiennent leur nom d'un propriétaire du XVIIe siècle, Anthoine Pigeon ; on les a aussi appelés îlets à Goyave. Deux rochers d'andésite, 8 hectares en tout, 35 mètres au plus haut sur le Grand Îlet, propriété de l'État gérée par l'Office national des forêts. En 1959, Jacques-Yves Cousteau y teste sa soucoupe plongeante et souhaite voir le site protégé. Le nom de Réserve Cousteau vient des commerçants de Malendure, pas d'un texte : jusqu'en 2009, seul un arrêté préfectoral interdisait la pêche et le mouillage autour des îlets.
Le décret du 3 juin 2009 fait des îlets et des eaux qui les entourent, environ 400 hectares, le cœur marin du Parc national de la Guadeloupe. Les îlets sont aussi classés en ZNIEFF depuis 1996 et inscrits dans la réserve de biosphère de l'archipel. Un buste en bronze du commandant veille à 12 mètres sur le Jardin de Corail, et un scorpion endémique des îlets porte son nom, Oiclus cousteaui.
Les plongées autour des îlets
La Piscine occupe le bras de mer entre les deux îlets : des plateaux à moins de 6 mètres, abrités, où se font les baptêmes et les plongées d'enfants. Le Jardin de Corail commence sur un plateau à quelques mètres, passe devant le buste de Cousteau à 12 mètres et bascule sur un tombant où tournent les barracudas. L'Aquarium, entre 5 et 20 mètres, concentre les éponges, les gorgones et les tortues imbriquées. La Pointe Carangue descend en pente de 12 à 22 mètres, dans le courant qui tient les bancs de carangues ; la Pointe Barracuda ouvre sur le tombant, jusqu'à 40 mètres.
Les Sources chaudes, au nord du Grand Îlet, rappellent que les îlets sont volcaniques : une source chaude sort du fond à 26 mètres, et des filets d'eau tiède remontent entre les roches. C'est la plongée des plongeurs confirmés, avec les tombants.
Un récif sous pression
Le site le plus plongé de France paie sa fréquentation. Le Parc et les clubs se sont entendus pour tenir le nombre de plongées aux îlets entre 80 000 et 100 000 par an, et des épaves ont été coulées sur la côte à la fin des années 1990 et au début des années 2000 pour offrir d'autres sites. Le suivi scientifique du Parc sur douze stations montre une baisse de 54 % de la couverture corallienne entre 2012 et 2021 et une hausse de 16 % des macroalgues, après le blanchissement de 2019 et la maladie des coraux durs de 2020. Une concertation pour un plan de gestion des îlets s'est tenue d'octobre 2024 à juillet 2025.
Conduite dans le cœur de parc
Tout contact avec la faune et la flore fixées est une atteinte au cœur de parc : on ne pose ni main ni genou, on règle sa flottabilité avant d'approcher une tortue et on ne la suit pas. Les bateaux ne jettent pas l'ancre, ils prennent les bouées prévues, celles des professionnels étant réservées aux clubs autorisés. La pêche de loisir est interdite, le drone aussi sans autorisation. Les clubs de Malendure refusent la crème solaire à bord : une lycra fait le travail. En surface, restez groupés près du bateau, le trafic de kayaks et de navettes est dense autour des îlets.
Notre conseil
Prenez la première sortie du matin, avant l'arrivée des bateaux et des kayaks. Un forfait de six plongées permet d'enchaîner La Piscine, le Jardin de Corail, la Pointe Carangue et les Sources chaudes. Laissez la crème solaire à l'hôtel et portez un haut en lycra.
Autres spots à proximité

Rocher du Diamant
Antilles : Guadeloupe et Martinique
Isla del Caño
Pacifique sud : Osa et l'île du Caño







