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Une raie-aigle léopard vue de côté et de dessous, dos vert sombre à points blancs, ventre blanc, longue queue en fouet, au-dessus d'un récif avec une girelle et un poisson-chirurgien

La raie-aigle léopard

Aetobatus ocellatus

Animal

La raie-aigle léopard se reconnaît à son dos sombre semé de points blancs, à son museau pointu et à sa queue en fouet, bien plus longue que le corps. Elle passe au bord des tombants et dans les passes des Maldives, seule ou en petits groupes. Elle atteint 3 mètres d'envergure et l'UICN la classe en danger.

Où plonger pour voir la raie-aigle léopard ?

Comment la reconnaître ?

La raie-aigle léopard, Aetobatus ocellatus, est la raie-aigle tachetée de l'Indo-Pacifique : jusqu'en 2010, elle était confondue avec la raie-aigle de l'Atlantique, Aetobatus narinari, dont elle a été séparée. Le disque, en losange aux pointes effilées, mesure 1,80 mètre d'envergure en moyenne et peut atteindre 3 mètres pour 200 kilos. Le dos est vert sombre à presque noir, couvert de points et d'ocelles blancs ; le ventre est blanc. La tête se détache du disque et se termine par un museau pointu, un peu comme un bec de canard, qui lui sert à fouiller le sable. La queue, fine comme un fouet, mesure près de trois fois la largeur du disque et porte deux à six aiguillons venimeux à sa base : le corps entier, queue comprise, peut dépasser 8 mètres. Elle nage en battant des ailes, comme la manta, mais sa silhouette est plus fine et son dos tacheté la trahit aussitôt.

Comment vit-elle ?

Elle vit dans les eaux côtières tropicales, de la mer Rouge et de l'Afrique de l'Est jusqu'à Hawaï et à la Polynésie, entre 1 et 100 mètres, le plus souvent autour de 20 à 25 mètres. Elle se nourrit sur le fond : bernard-l'ermite, bulots, huîtres, palourdes et gros mollusques, crustacés et poulpes, qu'elle déterre du sable et broie avec ses dents soudées en plaques. On la voit seule, par deux ou en petits groupes, parfois en bancs plus nombreux dans les passes. Elle est ovovivipare : après une gestation de plus d'un an, la femelle met bas jusqu'à dix petits, quatre au plus en général ; la maturité est atteinte vers 1,55 mètre d'envergure, ce qui rend l'espèce lente à se renouveler.

Où et quand la voir aux Maldives ?

Aux Maldives, elle se voit toute l'année sur les thilas et dans les passes balayés par le courant, là où elle vient se nourrir et se faire nettoyer : Kandooma Thila dans l'atoll de Malé sud, Fish Head et Kuda Rah Thila dans l'atoll d'Ari, Rasdhoo Madivaru, Banana Reef. Elle passe en général en bord de tombant ou en pleine eau, à quelques mètres du récif, et s'écarte dès qu'un plongeur se dirige vers elle. La bonne méthode est celle de tous les sites à courant : se caler au bord du plateau, rester immobile et regarder le bleu.

Est-elle menacée ?

La raie-aigle léopard est classée en danger sur la liste rouge de l'UICN depuis l'évaluation de 2023 : elle est pêchée pour sa chair dans tout l'Indo-Pacifique et prise accidentellement dans les filets et les chaluts, alors que sa reproduction est lente. Aux Maldives, où les raies manta et les requins sont protégés, elle fréquente des sites classés qui comptent parmi les plus surveillés du pays. On ne la poursuit pas, on ne la touche pas, et l'on garde ses distances avec la queue.

Notre conseil

Restez bas sur le récif et immobile : elle passe en bord de tombant ou dans la passe, souvent à plusieurs, et s'écarte dès qu'on nage vers elle. Gardez vos distances avec la queue, qui porte des aiguillons venimeux à sa base. Dans le courant, calez-vous au bord du plateau et laissez-la venir.

Crédits des images

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