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Panorama des deux îlots de tuf ocre de Madalena sur une mer bleu sombre, l'Ilhéu Deitado long et plat à gauche et l'Ilhéu em Pé dressé à droite, avec la ville blanche de Horta et les collines vertes de Faial au fond

Ilhéus da Madalena

AçoresPico et FaialRécifOpen Water

Les îlots de Madalena sont deux rochers de tuf à 930 mètres du port, les restes d'un volcan sous-marin dont le cratère noyé forme une baie abritée de 20 mètres de fond. Mérous, murènes et pastenagues y vivent, et des bancs de bonites y passent. On y va en cinq minutes de bateau, dès l'Open Water, avec un guide.

Pourquoi plonger aux îlots de Madalena ?

  • Deux îlots de 52 et 59 mètres, restes d'un cratère volcanique noyé, à 930 mètres du port de Madalena
  • Une baie abritée entre les îlots, 20 mètres au plus, ouverte aux plongeurs Open Water accompagnés
  • Pastenagues autour du cratère, murènes dans les fissures, bancs de bonites et de barracudas à bouche jaune
  • Un site Natura 2000 depuis 1995, refuge de sternes et de puffins
  • Cinq minutes de bateau depuis Madalena : la plongée des jours de vent

Le spot sur la carte

Base : Madalena (Pico), à 2 km à vol d'oiseau.

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Les îlots de Madalena en images

L'Ilhéu em Pé, haut rocher de tuf ocre aux strates creusées, se dresse dans une mer bleu sombre où brisent quelques vagues, devant la ville blanche de Horta et les collines vertes de Faial sous un ciel nuageux
L'Ilhéu Deitado, long bloc de tuf ocre aux falaises creusées d'alvéoles, sur une mer bleu sombre agitée, avec derrière lui la colline verte du Monte da Guia et des maisons de Faial au loin à droite
Une murène noire sort la tête d'une fissure sombre entre des roches couvertes d'algues, gueule entrouverte sur ses dents, œil cerclé d'or éclairé par la lampe

Que verrez-vous aux îlots de Madalena ?

La baie entre les deux îlots est l'ancien cratère, et ses parois de tuf abritent la faune des récifs côtiers de Pico. Dans les fissures, les murènes noires et brunes et les congres montrent la tête ; sur le sable et les galets roulés du fond, les rougets fouillent et les pastenagues se regroupent en colonies autour du cratère. Les mérous tiennent les blocs, les saupes broutent en bancs, et les balistes gris, dont le canal est une frayère, défendent leurs nids à la belle saison. En pleine eau passent les bonites, les barracudas à bouche jaune et les orphies, et des grands dauphins fréquentent les abords des îlots. Au printemps et au début de l'été, les nudibranches de la côte de Pico, Tambja ceutae et Hypselodoris picta, se cherchent à la loupe sur les parois ; sur les tombants de l'île, le corail noir Antipathella wollastoni apparaît dès 18 mètres. Au-dessus de l'eau, les îlots sont une colonie d'oiseaux : sternes pierregarins et sternes de Dougall, puffins cendrés, hérons cendrés, et des limicoles de passage, courlis corlieux, tournepierres et bécasseaux sanderlings.

Calendrier d'observation
EspèceJFMAMJJASONDNote
Mérouspossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblesur les blocs et les parois de tuf du cratère, toute l'année
Pastenaguespossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossibleen colonies sur le sable et les galets, autour du cratère
Murène noire et murène brunepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossibledans les fissures du tuf, avec les congres
Le barracuda à bouche jaunerarerarerarepossiblepossiblepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepossiblerarerareSphyraena viridensis, en banc avec les bonites et les orphies
Baliste grisrarerarerarepossiblepossiblepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepossiblerarerarele canal est une frayère de Balistes capriscus ; saupes et rougets sur le sable
Les nudibranchesrarerarerarepossiblepériode principalepériode principalepossiblerarerarerarerarerareTambja ceutae et Hypselodoris picta sur la côte de Pico, fin de printemps et début d'été
Le grand dauphinpossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossibleautour des îlots et dans le canal, vu depuis le bateau

période principalepossiblerare

Comment se passe la plongée aux îlots de Madalena ?

Les deux îlots, l'Ilhéu Deitado, le couché, 52 mètres, et l'Ilhéu em Pé, le debout, 59 mètres, sont les restes d'un volcan sous-marin de tuf, et le creux entre les deux est son ancien cratère, noyé, d'une vingtaine de mètres de profondeur. La plongée se fait dans cette baie abritée, le long des parois du cratère, sur un fond de sable et de galets roulés, à 20 mètres au plus : un site accessible aux plongeurs Open Water accompagnés d'un guide, sans difficulté tant qu'on reste à l'intérieur. Tout change à la sortie de la baie : le canal Faial-Pico est balayé par des courants forts, et il faut une grande prudence pour quitter l'abri, et un guide qui connaît le moment. Le canal est aussi la route des ferries et des bateaux de Madalena : parachute de palier obligatoire pour toute remontée hors de la baie. La visibilité va de 15 à 30 mètres, l'eau de 16 °C en hiver à 23 °C en août.

Quand plonger aux îlots de Madalena ?

idéalbondéconseillé

Les îlots se plongent d'avril à octobre, comme toute la côte de Pico, et pleinement de juin à septembre, quand l'eau passe de 19 à 23 °C et que le site, abrité, se fait presque tous les jours. L'eau est à 16 °C de janvier à avril, 17 °C en mai, 19 °C en juin, 22 °C en juillet, 23 °C en août, 22 °C en septembre, 21 °C en octobre, 19 °C en novembre et 17 °C en décembre. Combinaison de 5 millimètres en plein été, 7 millimètres ou semi-étanche aux deux bouts de la saison. Norberto Diver, à Horta, ouvre de mars à octobre ; CW Azores, à Madalena, fait des prix de groupe d'avril à juin. La fin du printemps et le début de l'été sont la meilleure période pour les nudibranches ; les balistes gris sont sur leurs nids en été ; mérous, murènes et pastenagues sont là toute l'année. L'hiver, les centres ferment ou sortent peu, et la houle du canal rend le site impraticable la plupart des jours.

Comment aller aux îlots de Madalena ?

Les îlots sont à 930 mètres du port de Madalena, dans le canal, sur la route du ferry de Horta : cinq minutes de semi-rigide depuis la base de CW Azores, au Cais da Madalena. Depuis Horta, Norberto Diver et Haliotis Faial traversent le canal, huit kilomètres de large. Chez CW Azores, la plongée côtière vaut 55 EUR, 200 EUR les quatre et 440 EUR les dix, bouteilles, plombs, guide et bateau compris, la plongée de nuit 65 EUR. Chez Haliotis Faial, 60 EUR la plongée, 99 EUR les deux, et le baptême 89 EUR ; chez Norberto Diver, 65 EUR la plongée côtière et 85 EUR le baptême. Aucune grille ne nomme les îlots : demandez-les au centre, c'est la plongée côtière la plus proche de Madalena. L'aéroport de Pico est à 8 kilomètres de Madalena, celui de Horta à une dizaine de kilomètres de la ville ; les deux reçoivent les vols de Lisbonne d'Azores Airlines et les liaisons SATA Air Açores depuis Ponta Delgada, que Azores Airlines relie à Paris sans escale en quatre heures.

Dormir à Madalena (Pico)

Où dormir près des îlots de Madalena ?

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Un cratère de tuf dans le canal

Les Ilhéus da Madalena sont ce qui reste d'un volcan sous-marin, un cône de tuf palagonitique très soudé, d'origine hydromagmatique, que la mer et les séismes ont démantelé. Deux pitons émergent encore, à 930 mètres du port : l'Ilhéu Deitado, le couché, 52 mètres, et l'Ilhéu em Pé, le debout, 59 mètres. Entre les deux, le creux est l'ancien cratère, noyé sur une vingtaine de mètres ; autour, le fond du canal alterne clairières de sable et galets roulés, sur 20 mètres au plus. Les îlots sont classés site Natura 2000 depuis juin 1995, zone spéciale de conservation de 1,43 kilomètre carré dans le parc naturel de Pico, créé en 2008, pour les oiseaux de mer qui y nichent : sternes pierregarins, sternes de Dougall, puffins cendrés. Le canal autour est lui-même classé pour la sterne, la tortue caouanne et le grand dauphin, et c'est une frayère du baliste gris.

Ce qu'on voit sous l'eau

Le bateau mouille dans la baie entre les deux îlots, et l'on descend le long des parois du cratère, du tuf sombre strié, percé de fissures et de surplombs. C'est là qu'il faut regarder de près : murènes noires et brunes, congres, et, à la belle saison, les nudibranches colorés de la côte de Pico. Le fond, à 20 mètres, est un mélange de sable et de galets où les rougets fouillent et où les pastenagues se posent en nombre. Au-dessus, les bonites, les barracudas à bouche jaune et les orphies passent dans le bleu, et les balistes gris gardent leurs nids. Le tour de la baie prend une plongée entière ; en sortir vers le canal n'a de sens qu'avec un guide, par courant nul, et le jeu n'en vaut pas toujours la chandelle. Le site se prête à la photo, parois de tuf en grand-angle et fissures en macro.

Entre deux expéditions

Pour un séjour sur Pico ou Faial, les îlots de Madalena sont la plongée qu'on fait quand le large ne se fait pas : à cinq minutes du port, abritée par deux rochers, praticable quand la houle interdit le canal et le large. Les centres de Madalena l'enchaînent avec les hauts-fonds du canal, la Baixa do Sul en tête, pour les plongeurs plus aguerris, et avec les deux expéditions qui font le voyage : le banc Condor, à une heure de bateau, pour les requins bleus, et le banc Princesse Alice, à trois heures, pour les mobulas. Les îlots se voient aussi depuis le ferry de Horta, qui passe à côté, et depuis la terrasse des cafés du port de Madalena, au pied du volcan de Pico.

Notre conseil

Restez dans la baie et suivez le guide pour en sortir, le courant du canal se lève sans prévenir. Cherchez les murènes dans les fissures et les pastenagues sur le sable, lampe en main.

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