Aller au contenu
Une manta océanique vue de dessous, le ventre blanc marqué de grandes taches noires, les fentes branchiales visibles, une carangue sous elle, la surface en haut

El Boiler

MexiqueÎles Revillagigedo (Socorro)PélagiqueAdvanced

El Boiler est un pinacle de San Benedicto, aux îles Revillagigedo, qui monte de 45 mètres jusqu'à quelques mètres de la surface. Les mantas océaniques, de six à sept mètres d'envergure, y planent au-dessus des plongeurs pendant des dizaines de minutes. Le site se plonge en croisière de novembre à mai.

Pourquoi plonger à El Boiler ?

  • La meilleure rencontre de mantas océaniques au monde : des animaux de six à sept mètres qui restent vingt à trente minutes avec les plongeurs
  • Un pinacle isolé de 45 mètres à 4 à 10 mètres de la surface, couvert de corail noir et de gorgones
  • Requins soyeux résidents, requins des Galápagos, pointes blanches, grands dauphins au contact
  • Le chant des baleines à bosse sous l'eau de janvier à mars
  • L'île de San Benedicto elle-même, un volcan né en 1952, vue du bateau

Le spot sur la carte

Base : San José del Cabo, à 432 km à vol d'oiseau.

Voir les spots alentour sur la carte

El Boiler en images

Une manta océanique noire vue de dessous passe au-dessus d'un photographe sous-marin, entourée de poissons-papillons jaunes et noirs au-dessus du récif
Une manta océanique vue de face par en dessous, le ventre blanc bordé de noir et un rémora sur le dos, plane au-dessus d'un plongeur dans une eau bleue chargée de bulles
Une manta océanique vue de dessous et de côté dans le bleu, le ventre blanc, les nageoires céphaliques déroulées, un rémora au-dessus de la tête et un petit poisson sombre sous la queue
La côte de San Benedicto vue de la mer : le cône de cendres du volcan Bárcena, strié de ravines, au-dessus de falaises sombres et d'une mer bleu foncé

Que verrez-vous à El Boiler ?

Les mantas font la réputation du site : la population résidente de mantas océaniques de l'archipel, suivie depuis des décennies, dont beaucoup d'individus sont nommés, utilise le pinacle comme station de nettoyage. Entre 25 et 30 mètres, les poissons-anges de Clarión, endémiques, et les labres les débarrassent de leurs parasites ; puis les mantas, six à sept mètres d'envergure, viennent planer au-dessus des plongeurs, tournent, reviennent, se laissent masser par les bulles, parfois pendant vingt ou trente minutes. Certaines sont mélaniques, entièrement noires. Les requins soyeux, résidents, se rassemblent autour du bateau au mouillage et patrouillent le pinacle avec les requins des Galápagos et les pointes blanches ; les requins-marteaux en banc sont plutôt à The Canyon, au sud de l'île, et les requins-tigres, plus rares, à Punta Tosca, sur Socorro. Des bancs de thons à nageoires jaunes et de comètes saumon traversent le bleu, des grands dauphins viennent au contact, et de janvier à mars on plonge dans le chant des baleines à bosse. Le pinacle lui-même porte corail noir, gorgones et poissons de récif.

Calendrier d'observation
EspèceJFMAMJJASONDNote
La raie manta océaniquepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepossiblerarerarerarerarepériode principalepériode principalepopulation résidente, à la station de nettoyage entre 25 et 30 mètres, au mieux de novembre à janvier et d'avril à mai
Le requin soyeuxpériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepossiblerarerarerarerarepériode principalepériode principalerésidents, en nombre autour du bateau au mouillage et sur le pinacle
Le requin-marteau halicornepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblerarerarerarerarepossiblepossibleen banc plutôt à The Canyon, au sud de l'île, parfois au large du Boiler
Le requin-tigrepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblerarerarerarerarepossiblepossibleobservé à San Benedicto, plus régulier à Punta Tosca, sur Socorro
Le dauphin à long becpossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblerarerarerarerarepossiblepossibleles grands dauphins visitent le pinacle et approchent les plongeurs ; les dauphins à long bec se voient depuis le bateau
Requins des Galápagos et requins pointes blanchespériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepossiblerarerarerarerarepériode principalepériode principalepatrouillent autour du pinacle toute la saison
Baleines à bossepériode principalepériode principalepériode principalepossiblerarerarerarerarerarerarerarepossiblechant audible sous l'eau de janvier à mars, rencontres occasionnelles
Thons à nageoires jaunespossiblepossiblepossiblepossiblepériode principalepériode principalerarerarerarerarepossiblepossibleen banc dans le bleu, plus nombreux en mai et juin
La comète saumonpossiblepossiblepossiblepossiblepériode principalepériode principalerarerarerarerarepossiblepossibleen banc dans le bleu, plus nombreux en mai et juin
Poissons anges de Clariónpériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalerarerarerarerarepériode principalepériode principaleendémiques, nettoyeurs des mantas sur le pinacle

période principalepossiblerare

Comment se passe la plongée à El Boiler ?

El Boiler est un pinacle isolé au large de la côte ouest de San Benedicto, repérable en surface au bouillonnement de la houle sur sa tête, qui monte d'un fond de 45 à 50 mètres jusqu'à 4 à 10 mètres de la surface. On évite le sommet, battu par le ressac, et l'on choisit sa profondeur pour tourner autour : l'essentiel se passe entre 10 et 30 mètres, la station de nettoyage vers 25 à 30. Le courant est modéré à fort, variable d'une plongée à l'autre, et le site est exposé, avec parfois du clapot en surface ; on descend et on remonte le long du pinacle, on garde de l'air pour y revenir, et l'on finit sa plongée en pleine eau sous l'annexe. Les thermoclines font tomber l'eau à 21 à 23 °C. Advanced Open Water exigé par le parc, avec de l'expérience en dérive et en pleine eau ; le mal de mer et le froid sont les vrais ennemis de la semaine. Quand le Boiler bout trop, les bateaux se replient sur The Canyon, au sud de l'île.

Quand plonger à El Boiler ?

idéalbondéconseillé

La saison des croisières va de novembre à juin, avec un cœur de novembre à mai. De fin janvier à début avril, l'eau est au plus froid, 21 à 23 °C, et c'est l'époque des baleines à bosse, qui hivernent dans l'archipel : on les entend à chaque plongée, on les voit parfois. De novembre à janvier, puis en avril et mai, l'eau remonte à 23 à 26 °C et les mantas et les requins sont au mieux ; mai et juin ajoutent les thons et les pélagiques. La visibilité tourne autour de 30 mètres, de 25 à 40, et tombe parfois à 15 à 20 mètres en novembre et décembre sur certains sites. De juillet à octobre, pas de croisière : saison des ouragans du Pacifique et mer formée. Les thermoclines font descendre la température à 21 °C même en saison chaude, et la traversée depuis Cabo San Lucas peut être agitée.

Comment aller à El Boiler ?

Tout se fait en croisière depuis Cabo San Lucas, à 24 à 36 heures de traversée de San Benedicto, souvent la première île visitée. Solmar V vend huit nuits avec cinq jours de plongée, trois à quatre plongées par jour, 5 250 à 5 750 USD par personne selon la cabine pour le départ du 13 janvier 2026 ; le Nautilus Explorer, par Diventures, neuf jours du 26 mai au 3 juin 2026 pour 4 980 à 6 680 USD, droit du parc et transferts compris, Nitrox 120 USD, pourboires 500 USD et taxe portuaire 35 USD en sus. Les bateaux les moins chers partent de 323 USD par jour ; Rocio del Mar, Nautilus Belle Amie, Nautilus Under Sea, Quino del Mar et Valentina font aussi la route. Le droit du parc national Revillagigedo, 3 622 MXN par jour de plongée depuis le 1er janvier 2025 et 3 760 MXN pour la saison 2026, est perçu par le bateau. L'aéroport de Los Cabos, à San José del Cabo, se rejoint via Mexico ou les États-Unis.

Dormir à San José del Cabo

Où dormir près d'El Boiler ?

Hôtels, résidences et chambres autour de San José del Cabo, avec les prix du moment.

San Benedicto, un volcan de 1952

San Benedicto, la troisième île de l'archipel par la taille, 4,8 kilomètres sur 2,4, sans eau douce et inhabitée, est entrée dans l'histoire le 1er août 1952 : vers 8 h 30 du matin, le volcan Bárcena est entré en éruption, des coulées pyroclastiques ont balayé l'île, et la cendre et la pierre ponce ont tout recouvert sur trois mètres. Le troglodyte de San Benedicto, un oiseau endémique, s'est éteint ce matin-là, à 9 heures, sous les yeux d'observateurs restés au large : l'une des rares extinctions datées à l'heure près. Les oiseaux de mer sont revenus nicher dès le printemps 1953 ; le cône du Bárcena, 332 mètres, strié de ravines, domine aujourd'hui le mouillage. L'archipel, réserve de biosphère depuis 1994, patrimoine mondial depuis 2016, est protégé depuis novembre 2017 par le plus grand parc national marin d'Amérique du Nord, 150 000 kilomètres carrés sans pêche ; cinq ans plus tard, l'activité de pêche y avait chuté de plus de 80 %.

Comment on plonge avec les mantas

La règle est de ne pas chasser : les mantas sont trop rapides, et c'est elles qui décident. On descend le long du pinacle, on se place entre 15 et 25 mètres, un peu à l'écart des autres plongeurs, et on attend. Quand une manta arrive, elle passe au-dessus, revient, s'arrête au-dessus des bulles, descend la station de nettoyage pour se faire inspecter par les poissons-anges, puis remonte ; les rencontres durent souvent vingt à trente minutes, et le même individu revient plusieurs fois dans la plongée. On ne touche pas, on ne bloque pas le passage, on ne poursuit pas. Les requins soyeux, curieux et parfois insistants, accompagnent le palier sous le bateau : on garde le groupe serré et on les regarde venir. Chaque bateau coordonne ses plongées avec les gardes du parc, et un seul groupe plonge le site à la fois.

Les autres sites de la semaine

Une croisière Socorro enchaîne San Benedicto, Socorro et Roca Partida ; Clarión, à 290 kilomètres plus loin, n'est presque jamais visitée. À San Benedicto, The Canyon, au sud, est le plan B quand le Boiler bout : requins soyeux, des Galápagos et marteaux en banc, mantas aussi. Sur Socorro, Cabo Pearce, un doigt de lave qui s'avance dans le courant, mêle mantas, grands dauphins et marteaux ; Roca O'Neal, dit Hammerhead Central, aligne les marteaux sur un plateau de 10 à 12 mètres ; Punta Tosca est le site des dauphins, des baleines à bosse et des requins-tigres. Roca Partida, à une centaine de kilomètres à l'ouest, termine ou ouvre la semaine selon la météo.

Notre conseil

Restez entre 15 et 25 mètres, à l'écart du groupe, et ne bougez plus : les mantas viennent à vous. Gardez de l'air pour revenir au pinacle, le courant du large emporte vite. De janvier à avril, prévoyez une combinaison de 5 à 7 mm avec cagoule.

Autres spots à proximité

Dormir à San José del Cabo

Crédits des images

Photos sous licence libre, créditées à leur auteur ; le lien mène à la source.