L'USAT Liberty est un cargo américain de 125 mètres, torpillé en 1942 puis échoué à Tulamben, que l'éruption de l'Agung a poussé dans l'eau en 1963. Il repose entre 5 et 30 mètres, à une trentaine de mètres du rivage, et se plonge du bord, à tous les niveaux. Les perroquets à bosse en sortent en banc à l'aube.
Pourquoi plonger à l'épave du Liberty ?
- Un cargo de 125 mètres entièrement colonisé par le corail, de 5 à 30 mètres, à trente mètres du rivage
- Du bord et pour tous les niveaux, du baptême à la plongée de nuit
- Les perroquets à bosse qui sortent de l'épave à l'aube, en banc
- Une boule de carangues résidente, des barracudas, des hippocampes pygmées sur les gorgones
- Le Coral Garden et le Drop-off à quelques centaines de mètres, pour le reste du séjour
L'épave du Liberty en images
Que verrez-vous à l'épave du Liberty ?
Soixante ans sous l'eau ont fait du Liberty un récif à part entière : les tôles disparaissent sous les gorgones, les éponges et les coraux mous, et l'on compte des centaines d'espèces sur une épave que l'on parcourt en une plongée. Le spectacle du matin, c'est la sortie des perroquets à bosse, qui dorment dans la structure et en émergent en banc au lever du jour. Au-dessus du pont tourne une boule de carangues résidente ; des grands barracudas se tiennent immobiles dans le bleu, des mérous et des poissons-anges patrouillent la coque. Pour la macro, les guides connaissent les gorgones à hippocampes pygmées, les poissons-grenouilles posés sur les éponges, les poissons-feuilles, les nudibranches en nombre. Les tortues passent, les requins pointes noires et les raies aigles restent des rencontres rares, au large de la poupe.
| Espèce | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Note |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Le perroquet à bosse | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | en banc à l'aube, ils dorment dans l'épave et en sortent au lever du jour |
La carangue à gros yeux | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | une boule de carangues résidente au-dessus de la structure |
Le grand barracuda | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | des individus isolés, immobiles au-dessus du pont |
La tortue verte | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | de passage sur l'épave et sur le Coral Garden voisin |
L'hippocampe pygmée | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | sur les gorgones de la coque, entre 12 et 25 mètres, montré par le guide |
Le poisson-grenouille | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | posés sur les éponges et dans les recoins des tôles |
| Poissons feuilles | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | posés sur les éponges et dans les recoins des tôles |
Le requin pointes noires | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | rares, au large de la poupe |
période principalepossiblerare
Comment se passe la plongée à l'épave du Liberty ?
Le point le plus haut de l'épave est à 5 mètres, le sable à 30 : chacun y trouve sa profondeur, du baptême sur la partie avant à la plongée profonde sur la poupe et le gouvernail, vers 28 mètres. Le cargo est couché sur son flanc, la proue vers l'ouest, la poupe vers l'est, et sa structure ouverte se parcourt sans pénétration : on passe sous des poutres, on traverse des cales effondrées, toujours avec une sortie en vue. Le courant est faible, la visibilité va de 10 à 20 mètres selon la saison et l'heure. La mise à l'eau se fait depuis une plage de galets volcaniques, avec les porteurs du village pour les blocs ; une vingtaine de mètres de palmage et l'on est sur l'épave. Le niveau Open Water suffit ; les centres y font aussi les baptêmes.
Quand plonger à l'épave du Liberty ?
idéalbondéconseillé
L'épave se plonge toute l'année dans une eau de 27 à 29 °C, la côte de Tulamben étant abritée du vent dominant. La saison sèche, d'avril à octobre, donne la meilleure visibilité, 15 à 20 mètres ; la fin de l'année, octobre et novembre, et le début de la mousson de sud-est, de mai à juillet, sont les périodes les plus calmes. De décembre à mars, les pluies chargent l'eau près de la côte et la visibilité tombe à une dizaine de mètres, sans empêcher de plonger. La saison compte moins que l'heure : à l'aube, l'eau est plate, l'épave est vide et les perroquets à bosse sont là ; après 10 heures, les bus de plongeurs venus du sud de Bali arrivent, jusqu'à une centaine de personnes par jour en haute saison.
Comment aller à l'épave du Liberty ?
Tulamben est un village de la côte nord-est de Bali, dans la régence de Karangasem, à deux heures et demie de route de l'aéroport de Denpasar. Les centres s'alignent le long de la route, à quelques minutes à pied de l'épave : Matahari Tulamben facture 350 000 IDR la plongée du bord, guide, bloc et porteur compris, pour deux plongeurs au moins, 500 000 IDR la plongée de nuit et 225 000 IDR la location de l'équipement complet ; Dive Concepts propose trois plongées dans la journée pour 1 100 000 IDR, cinq plongées en deux jours pour 1 785 000 IDR, équipement et nitrox compris. Depuis Sanur, Kuta ou Ubud, les mêmes centres organisent la journée en voiture avec deux plongées et le déjeuner, mais l'arrivée en fin de matinée tombe sur l'heure d'affluence. La taxe provinciale de Bali, 150 000 IDR par visite, se règle sur le portail Love Bali ou à l'aéroport ; le visa à l'arrivée coûte 500 000 IDR.
Dormir à Tulamben
Où trouver un guide pour plonger à l'épave du Liberty ?
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Un cargo de 1918, torpillé en 1942, poussé à l'eau en 1963
Le Liberty est un cargo de 125 mètres et 13 130 tonnes lancé le 19 juin 1918 au chantier Federal Shipbuilding de Kearny, dans le New Jersey. Transport de l'armée américaine, il sert pendant la Première Guerre mondiale, puis dans la marine marchande, avant d'être repris par l'armée en 1940. Le 11 janvier 1942, chargé de caoutchouc et de pièces de chemin de fer, il est torpillé par le sous-marin japonais I-66 à une dizaine de milles au sud-ouest du détroit de Lombok. Pris en remorque par deux destroyers, l'américain Paul Jones et le néerlandais Van Ghent, il embarque trop d'eau pour atteindre un port : on l'échoue sur la plage de Tulamben, où sa cargaison est récupérée.
Il reste vingt ans sur les galets. En 1963, l'éruption du mont Agung, le volcan qui domine la côte, secoue la plage : le navire glisse dans l'eau et se couche sur la pente, à une trentaine de mètres du rivage, où il est encore. Les galets noirs de la plage viennent de la même éruption.
Ce qu'on voit sous l'eau
L'épave est couchée sur son flanc, parallèle à la plage, la proue vers l'ouest et la poupe vers l'est. L'avant, peu profond, commence à 5 mètres : des tôles écartées, des poutres, une structure éventrée où le corail a tout recouvert. Vers le milieu, entre 12 et 20 mètres, les cales ouvertes et les restes de la superstructure abritent les perroquets à bosse la nuit et les boules de carangues le jour. La poupe, la partie la plus intacte, descend vers 28 mètres avec son gouvernail et une pièce d'artillerie encore reconnaissable. Partout, les gorgones et les coraux mous ont pris les tôles, au point qu'il faut chercher le métal.
Plonger tôt, plonger du bord
Tout se fait à pied. On s'équipe au centre, les porteurs montent les blocs jusqu'à la plage, on entre dans l'eau sur des galets qui roulent sous les palmes, et l'épave est là, après une vingtaine de mètres de palmage. La première plongée se fait à l'aube, quand l'eau est plate et que les perroquets à bosse sortent de l'épave ; la deuxième peut aller à la poupe, la troisième au Coral Garden ou au Drop-off, à quelques centaines de mètres de là ; la nuit, les mêmes recoins se remplissent de crevettes, de crabes et de poissons endormis. Avec une centaine de plongeurs certains jours, le respect de l'épave compte : pas d'appui sur les tôles, pas de coup de palme dans les cales, rien à remonter.
Et autour : le Coral Garden et le Drop-off
Tulamben ne se résume pas au Liberty. À deux cents mètres vers l'est, le Coral Garden, entre 4 et 25 mètres, est un jardin de coraux durs et de statues immergées, avec ses poissons-clowns, ses murènes et ses poissons-fantômes. Plus loin, le Drop-off, un tombant de lave qui descend au-delà de 60 mètres, offre des gorgones géantes et le passage des pélagiques. Le village se plonge ainsi du bord pendant trois ou quatre jours, et les centres de la côte y ajoutent Amed, Seraya et, en bateau, les sites de la baie de Jemeluk.
Notre conseil
Dormez à Tulamben et plongez à 6 heures : les perroquets à bosse sont encore là et les bus du sud arrivent après 10 heures. Mettez des chaussons, l'entrée se fait sur des galets. Gardez une plongée pour la poupe et le gouvernail, à 28 mètres.
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