Le détroit de Lembeh, entre Sulawesi et l'île de Lembeh, est la capitale de la plongée au ras du sable noir volcanique, avec plus de soixante sites. Les guides y trouvent toute l'année poissons-grenouilles, poulpes mimétiques et hippocampes pygmées, et les poissons-mandarins paradent au crépuscule.
Pourquoi plonger au détroit de Lembeh ?
- La capitale mondiale du muck diving : plus de soixante sites sur sable volcanique noir
- Poissons-grenouilles velus, poulpes mimétiques, seiches flamboyantes, hippocampes pygmées, nudibranches par dizaines
- Des guides qui trouvent en une plongée ce qu'on chercherait une semaine ailleurs
- Toute l'année, sans courant, dès le niveau Open Water, à dix minutes de bateau des resorts
- Les plongées de nuit et la plongée des poissons-mandarins au crépuscule, les plus riches du séjour
Le détroit de Lembeh en images
Que verrez-vous au détroit de Lembeh ?
Lembeh ne ressemble à rien d'autre. Le fond est un sable volcanique noir, parsemé de débris, de quelques blocs, de jetées et d'un peu de corail, et c'est précisément ce décor pauvre qui concentre une faune que l'on ne voit nulle part ailleurs en telle densité. Le poisson-grenouille velu, couvert de filaments, posé sur le sable avec son leurre dressé, est l'emblème du détroit ; les autres poissons-grenouilles se déclinent dans toutes les couleurs sur les éponges. Le poulpe mimétique et le wonderpus sortent de leurs terriers le matin et le soir ; la seiche flamboyante marche sur le fond en faisant courir ses couleurs ; les nudibranches, qui ont fait la réputation du site dès les années 1990, se comptent par dizaines d'espèces par plongée. S'y ajoutent les hippocampes pygmées sur les gorgones des rares pentes, les poissons-fantômes dans les crinoïdes, les crabes orang-outan, les crevettes arlequins, les squilles, les murènes-rubans, les pastenagues à points bleus, et, au crépuscule, les poissons-mandarins qui paradent dans les débris. Toutes ces espèces sont là toute l'année : les saisons changent la visibilité et les comportements, pas les rencontres.
| Espèce | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Note |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
L'hippocampe pygmée | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | sur les gorgones des rares pentes de corail du détroit, à Nudi Retreat notamment |
Le poisson-mandarin | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | parade au crépuscule dans les débris de corail, lors de la plongée mandarin des centres |
Le poisson-lion | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | sur les blocs isolés et les piliers des jetées |
La raie pastenague à points bleus | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | posée sur le sable noir |
La murène javanaise | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | dans les blocs et les débris, avec les murènes-rubans |
| Poissons grenouilles, dont le poisson grenouille velu | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | posés sur le sable ou les éponges, toute l'année ; l'espèce emblème du détroit |
| Poulpe mimétique et poulpe wonderpus | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | sur le sable nu, souvent à moins de 15 mètres, visibles surtout le matin et en fin de journée |
| Seiche flamboyante | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | marche sur le sable en changeant de couleur ; plus haut sur les pentes pendant les mois chauds |
Les nudibranches | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | des dizaines d'espèces par plongée, la spécialité historique du détroit |
| Crustacés : crabes orang outan, crevettes arlequins, squilles | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | dans les anémones, sous les débris et dans les terriers du sable |
| Poissons fantômes, poissons pipes et syngnathes | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | dans les crinoïdes et les algues, à chercher avec le guide |
période principalepossiblerare
Comment se passe la plongée au détroit de Lembeh ?
Les sites du détroit sont des pentes de sable noir et de débris qui partent du bord et descendent en douceur ; l'essentiel se passe entre 5 et 25 mètres, et les sujets les plus recherchés, poulpes et seiches, se tiennent souvent à moins de 15 mètres. Le courant est faible à modéré, les sites sont abrités, la visibilité va de 10 à 20 mètres et n'a pas d'importance : on plonge lentement, à quelques centimètres du fond, derrière un guide qui cherche et pointe. Le niveau Open Water suffit, mais une flottabilité parfaite est indispensable, et les centres font une plongée de contrôle à l'arrivée. L'eau, 25 à 29 °C selon la saison, demande une combinaison de 3 à 5 millimètres pour des plongées longues et immobiles. Les piliers des jetées, les quelques pentes de corail et les murs de la rive de Lembeh ajoutent des plongées plus classiques, et les plongées de nuit se font sur les mêmes sites, à faible profondeur.
Quand plonger au détroit de Lembeh ?
idéalbondéconseillé
Le détroit se plonge toute l'année, et les animaux ne migrent pas. La saison sèche, de mars à octobre, apporte la mer calme et les conditions les plus stables ; la visibilité est au mieux d'octobre à décembre, entre 15 et 20 mètres, et tombe à une dizaine de mètres pendant les pluies, de décembre à février, sans gêner une plongée où l'on regarde à vingt centimètres. L'eau tient 28 à 29 °C d'octobre à mars et descend à 25 ou 26 °C en juillet et août, un ou deux degrés sous la température de Bunaken, de l'autre côté de la péninsule : ces mois plus frais ramènent certaines espèces, les seiches surtout, vers le haut des pentes, et les photographes les aiment pour cela. Les plongées de nuit sont productives en toute saison. La fréquentation est la plus forte de juillet à septembre, et les resorts, petits, se réservent plusieurs mois à l'avance.
Comment aller au détroit de Lembeh ?
Le détroit de Lembeh sépare l'île de Lembeh de la côte de Sulawesi, derrière le port de Bitung, au pied du volcan Tongkoko. Depuis l'aéroport de Manado, desservi depuis Jakarta et Bali, il faut 60 à 90 minutes de route jusqu'à Bitung puis dix minutes de bateau pour rejoindre les resorts, posés sur les deux rives face à leurs sites. Two Fish Divers Lembeh vend la plongée à l'unité 900 000 IDR, les deux plongées du matin 1 650 000 IDR, la troisième plongée 750 000 IDR et la plongée de nuit ou mandarin 900 000 IDR, bloc, bateau et guide compris ; ses cottages en pension complète coûtent 1 000 000 à 1 100 000 IDR par personne et par nuit. Divers Lodge Lembeh facture 25 EUR la plongée de jour et 35 EUR la plongée de nuit, tarifs du 15 mai 2026 ; Lembeh Resort, plus haut de gamme, 59 USD la plongée à l'air et 66 USD au nitrox. Two Fish relie ses resorts de Lembeh et de Bunaken en trois heures, bateau et route, pour combiner macro et tombants.
Dormir à Bitung
Où dormir près du détroit de Lembeh ?
Hôtels, résidences et chambres autour de Bitung, avec les prix du moment.
Pourquoi le sable noir
Le détroit est bordé de volcans, le Tongkoko au nord de Bitung en tête, et son fond est fait de leurs cendres : un sable noir, fin, qui absorbe la lumière et sur lequel chaque animal se détache pour qui sait regarder. Il n'y a pas de grand récif pour abriter la vie, alors elle s'est adaptée à la nudité du fond : camouflage extrême, terriers, mimétisme, poisons et couleurs d'avertissement. C'est là que sont nées les premières expéditions de photographes de macro, dans les années 1990, autour des nudibranches, et que le mot de muck diving, la plongée dans la vase, est devenu une discipline. Aujourd'hui, les resorts se succèdent sur les deux rives et les guides, formés à chercher plutôt qu'à montrer le récif, sont la vraie richesse du lieu.
Une journée à Lembeh
Le bateau part après le petit-déjeuner pour deux plongées du matin sur deux sites, à quelques minutes du resort, et rentre pour le déjeuner. On plonge en file derrière le guide, à moins de 15 mètres le plus souvent, en s'arrêtant à chaque sujet qu'il pointe : un poisson-grenouille sur une éponge, un poulpe dans son trou, une crevette dans une anémone, un syngnathe dans une crinoïde. L'après-midi donne une troisième plongée, puis, au crépuscule, la plongée mandarin : on s'installe devant un tas de débris de corail et l'on attend, lampe voilée, que les poissons-mandarins montent parader à deux. La nuit, les mêmes sites changent de peuple : seiches, poulpes, crabes, crevettes et poissons endormis, et la fluorescence des coraux sous une lampe bleue.
Conseils de photo
Lembeh est une destination de macro, et les photographes y viennent pour cinq jours ou plus. Un objectif macro de 60 ou 100 millimètres, un flash avec un diffuseur, une lampe de pointage et, pour les plus petits sujets, une bonnette suffisent ; par visibilité réduite, on travaille au plus près du sujet pour limiter les particules dans le faisceau. On évite de remuer le fond, on ne touche ni ne déplace rien, et l'on partage le sujet : les guides font tourner les plongeurs devant chaque animal. Pour la vidéo, une lampe continue et des mouvements lents donnent de meilleurs résultats qu'une approche rapide qui fait rentrer le poulpe dans son trou.
Notre conseil
Venez avec un objectif macro et une lampe de pointage. Gardez les palmes au-dessus du sable, un coup de palme lève un nuage qui gâche la photo de tous. Réservez la plongée des poissons-mandarins au crépuscule et une plongée de nuit.
Autres spots à proximité

Bunaken, tombants de Lekuan
Sulawesi : Bunaken et Lembeh
Cape Kri
Raja Ampat









