Les épaves de Coron sont celles d'une flotte de ravitaillement japonaise coulée par l'aviation américaine le 24 septembre 1944, au nord de Palawan. Une dizaine de navires de 30 à 168 mètres reposent entre 5 et 43 mètres, dont l'Akitsushima et sa grue à hydravions. Les bateaux de Coron y vont en une heure.
Pourquoi plonger aux épaves de Coron ?
- Une flotte entière coulée le même matin, le 24 septembre 1944, par les avions de la Task Force 38 : une dizaine d'épaves plongeables dans une baie abritée
- L'Okikawa Maru, pétrolier de 160 à 168 mètres, le pont entre 10 et 16 mètres sous des coraux denses
- La cargaison du Kogyo Maru encore en place : bulldozer, tracteur, sacs de ciment
- La grue à hydravions de l'Akitsushima, seul navire de guerre de la baie, couché par 36 mètres
- Barracuda Lake, lac de karst à 30 mètres de la mer, 28 °C en surface et 38 °C sous la thermocline de 14 mètres
Les épaves de Coron en images
Que verrez-vous aux épaves de Coron ?
Quatre-vingts ans de corail ont transformé les coques en récifs. Les poissons-lions sont partout sur l'Akitsushima, l'Irako, l'Okikawa Maru et l'East Tangat ; les poissons-scorpions se posent sur toutes les tôles, les poissons-crocodiles sur le Morazan Maru et l'East Tangat. Les bancs vivent au-dessus des superstructures : barracudas sur l'Akitsushima et le Kogyo Maru, en tornade au-dessus de l'Okikawa, platax à l'étrave de l'Okikawa et autour de la grue de l'Akitsushima, carangues en carrousel autour du mât de l'Irako, thons à nageoires jaunes dans le bleu. Les cales abritent des mérous et des gaterins ; les tortues broutent les coraux de l'Irako, du Kogyo, du Morazan et de l'Olympia ; les nudibranches couvrent le Kogyo et l'Okikawa, dont les coraux sont denses entre 10 et 16 mètres. Au crépuscule, les poissons-mandarins paradent sur l'East Tangat Gunboat. Une raie manta passe de temps en temps au Kogyo Maru. À Barracuda Lake, un seul gros barracuda résident, les jours où il se montre.
| Espèce | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Note |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Le poisson-lion | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | partout sur l'Akitsushima, l'Irako, l'Okikawa Maru et l'East Tangat Gunboat |
Le poisson-mandarin | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | au crépuscule sur l'East Tangat Gunboat, entre 3 et 19 mètres |
| Barracudas | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | en banc au-dessus de l'Akitsushima et du Kogyo Maru, en tornade sur l'Okikawa Maru |
| Platax | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | à l'étrave de l'Okikawa Maru et autour de la grue de l'Akitsushima |
La carangue à gros yeux | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | en carrousel autour du mât de l'Irako |
| Tortues | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | possible | sur les coraux de l'Irako, du Kogyo Maru, du Morazan Maru et de l'Olympia Maru |
| Mérous | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | dans les cales de l'Irako, du Kogyo Maru et de l'Okikawa Maru |
Le gaterin oriental | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | dans les cales de l'Irako, du Kogyo Maru et de l'Okikawa Maru |
| Poissons crocodiles et poissons scorpions | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | période principale | posés sur les tôles du Morazan Maru et de l'East Tangat, les scorpions sur toutes les épaves |
période principalepossiblerare
Comment se passe la plongée aux épaves de Coron ?
Les épaves s'étagent de 5 à 43 mètres. L'Okikawa Maru, pont entre 10 et 16 mètres et fond à 26, l'Olympia Maru, de 18 à 32 mètres, le Morazan Maru, de 12 à 26, et les deux canonnières, entre 3 et 19 mètres, se plongent de l'extérieur dès l'Open Water. L'Akitsushima, de 22 à 36 mètres, le Kogyo Maru, de 22 à 34, et l'Irako, de 28 à 43, demandent l'Advanced et gagnent au Nitrox. Entrer dans les cales exige une formation épave, une lampe puissante et une flottabilité sûre : le sédiment se soulève vite, les passages du Kogyo sont étroits, le plafond de l'Irako s'est effondré par endroits et les anciennes routes se revérifient, l'Akitsushima est très abîmé. Des munitions traînent encore sur certaines épaves. Le courant de marée est parfois fort, plus encore à la pleine et à la nouvelle lune ; l'Okikawa y est exposé, le Morazan et le Lusong restent calmes. Visibilité de 8 à 20 mètres avant la marée haute, moindre après. On commence par l'Olympia ou l'Okikawa avant les épaves profondes.
Quand plonger aux épaves de Coron ?
idéalbondéconseillé
Les épaves se plongent toute l'année dans une baie abritée, mais la saison sèche, de décembre à avril, donne une mer d'huile et une visibilité jusqu'à 20 mètres, meilleure encore en mars et avril ; c'est l'amihan, la mousson du nord-est, qui souffle de début novembre à début mars. De fin mai à octobre, l'habagat, mousson du sud-ouest, apporte les pluies, maximales en juillet et août, et les typhons passent surtout de juillet à septembre : la plongée continue dans la baie, mais la houle et le ruissellement des fortes pluies réduisent la visibilité. Octobre et novembre sont une transition souvent bonne, avant la haute saison touristique de décembre à mars. L'eau descend à 27,3 °C en moyenne en février et monte à 29,9 °C en mai. Plus que le mois, c'est la marée qui compte : la visibilité est meilleure avant la marée haute et chute aux grandes marées de pleine et de nouvelle lune, quand le courant forcit aussi.
Comment aller aux épaves de Coron ?
Busuanga a son aéroport, Francisco B. Reyes, à un peu plus d'une heure de vol de Manille ; un van met 30 à 45 minutes jusqu'à Coron, le bourg du sud de l'île. Une taxe environnementale de 200 PHP, valable dix jours, se règle à l'arrivée. Les épaves sont à environ une heure de bateau de Coron, dans la baie. Chez Pirates Diving Center, la journée de trois plongées guidées coûte 5 500 PHP (78 EUR) sur la grille de la saison 2025-2026, l'équipement 800 PHP par jour. Chez Pirate Divers Coron, rendez-vous 8 h 30 au centre, retour vers 13 heures pour deux plongées à 5 000 PHP ou vers 15 h 30 pour trois plongées à 6 000 PHP (85 EUR), équipement, guide, bateau, ramassage à l'hôtel et droits du parc marin compris ; le forfait de trois jours et neuf plongées, qui couvre les six grandes épaves, est à 16 000 PHP (228 EUR). Barracuda Lake se paie en plus, bateau et droit d'entrée de 200 à 300 PHP. Depuis Concepcion, au nord de Busuanga, Pirate Divers Busuanga rejoint les mêmes épaves en 15 à 40 minutes. Tarifs relevés le 14 octobre 2026.
Dormir à Coron
Où dormir près des épaves de Coron ?
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Quels hôtels choisir près des épaves de Coron ?
Le 24 septembre 1944
Début septembre 1944, les raids des porte-avions américains rendent les grands mouillages des Philippines intenables, et les navires japonais cherchent refuge dans la baie de Coron, entre Busuanga et l'île de Coron, à l'écart des routes. Le 21 septembre, le vice-amiral Mikawa Gunichi obtient le transfert des navires de ravitaillement de la baie de Manille vers Coron ; le même jour, l'Irako essuie à Manille le raid de la Task Force 38 et recueille des survivants du destroyer Satsuki. Le 22 à 3 heures, un convoi quitte Manille pour Coron avec l'Irako, le Taiei Maru et l'Olympia Maru ; l'Akitsushima arrive le 23.
Le 24 septembre à 9 heures, les avions des porte-avions Intrepid, Cabot et Lexington, partis à plus de 340 milles de leurs bâtiments, tombent sur onze navires au mouillage. En une matinée coulent l'Akitsushima, l'Irako, sabordé après ses avaries, le Kogyo Maru et ses 39 morts, l'Olympia Maru, touché au quatrième passage d'une escadrille de dix bombardiers, 19 morts, le Taiei Maru, le Kyokuzan Maru, le Terukaze Maru et la canonnière de Lusong. L'Okikawa Maru, pétrolier en feu, flotte encore quelques semaines avant un coup au but sur l'étrave. Dans les années 1970, des récupérateurs remontent moteurs et arbres d'hélice de certaines coques ; le reste est resté en place, et la baie est aujourd'hui classée site historique national. En février 2026, six maquettes des épaves, relevées en photogrammétrie et imprimées en trois dimensions, sont entrées au Musée national des Philippines.
Les épaves, une par une
L'Okikawa Maru, pétrolier de 160 à 168 mètres, est la plus grande épave de la baie : droit sur le fond à 26 mètres, le pont entre 10 et 16 mètres, l'étrave presque arrachée, des coraux denses sur toute la longueur, et une pénétration par le tunnel de l'arbre d'hélice jusqu'à la salle des machines. L'Akitsushima, ravitailleur d'hydravions de 115 à 118 mètres, est le seul vrai navire de guerre : couché sur bâbord entre 22 et 36 mètres dans le chenal entre Lajo et Manglet, sa grue de 35 tonnes posée sur le sable, ses mitrailleuses, son mât radio, un trou d'impact énorme, et trois ponts à parcourir jusqu'aux quatre moteurs pour les plongeurs formés. L'Irako, ravitailleur réfrigéré de 145 mètres, est l'épave profonde, de 28 à 43 mètres, presque droit, la passerelle touchée de plein fouet ; salle des machines, cuisine et cales pleines de vivres se visitent à la lampe, et les guides l'appellent DDD, deep, dark and dangerous. Le Kogyo Maru, cargo de 130 à 135 mètres couché sur tribord entre 22 et 34 mètres, transportait de quoi construire des pistes : un bulldozer, un tracteur et des sacs de ciment effondrés attendent dans ses six cales. L'Olympia Maru, cargo de 122 mètres droit entre 18 et 32 mètres près de Tangat, est la plus facile des grandes épaves, cales ouvertes. Le Morazan Maru, cargo mixte britannique de 1907 capturé par les Japonais, 92 mètres sur tribord entre 12 et 26 mètres, se traverse de l'étrave à la poupe, deux chaudières au passage. Hors de la baie, au nord-est de Busuanga, le Kyokuzan Maru, 180 mètres entre 20 et 28 mètres, est presque intact, avec ses poteries et ses pièces de camions, et un fond d'amiante qu'on ne remue pas. Les deux canonnières complètent le tableau : l'East Tangat Gunboat, chasseur de sous-marins de 35 mètres entre 3 et 19 mètres, et le Lusong Gunboat, 30 mètres dont la poupe émerge à marée basse, accessible en snorkeling.
Barracuda Lake, la plongée d'eau douce
Sur l'île de Coron, à 30 mètres de la mer derrière une muraille de calcaire, Barracuda Lake est un lac de karst que les centres ajoutent à une journée d'épaves. L'eau est douce et à 28 °C jusqu'à 14 mètres ; là, une thermocline et une halocline nettes font passer à une eau salée à 38 °C, qui rend la combinaison inutile et la sensation étrange. Le fond, vers 32 à 35 mètres, est une vase brune gélatineuse colorée par les tanins ; une grotte de 30 mètres de long s'ouvre à 33 mètres, un plongeur à la fois. Il n'y a presque rien à voir de vivant, un gros barracuda résident les bons jours, et c'est la raison d'y aller : la plongée se fait pour les parois, la lumière et la température. L'île est le domaine ancestral des Tagbanwa depuis 1998 ; l'entrée coûte 200 à 300 PHP d'un centre à l'autre, et en surface on nage avec un gilet.
Entrer dans les cales
Les épaves de Coron s'apprennent dans l'ordre : l'Olympia ou l'Okikawa d'abord, pour la flottabilité et les repères, puis le Morazan, le Kogyo, l'Akitsushima et l'Irako en dernier. Les centres vendent la formation épave sur place, un jour en SSI, deux en PADI, et n'emmènent dans les salles des machines que les plongeurs qui l'ont. Une lampe puissante est indispensable dans l'Irako et utile partout ; les sujets photo sont la grue de l'Akitsushima sous ses platax et ses barracudas, les coraux de l'Okikawa entre 10 et 16 mètres, les puits de lumière dans les salles des machines du Kogyo et du Morazan. On plonge avant la marée haute pour la visibilité, on palme loin des tôles pour ne pas lever le sédiment, et l'on ne touche à rien : ce sont des tombes de guerre, et certaines gardent encore leurs munitions.
Notre conseil
Réservez trois jours pour les six grandes épaves, de la moins profonde à la plus profonde. Plongez le matin et évitez les grandes marées, quand la visibilité chute. Passez la formation épave sur place pour entrer dans les cales.
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