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L'île Maïre, masse de calcaire clair aux crêtes déchiquetées, se détache à contre-jour sur un ciel de coucher de soleil aux nuages roses et mauves, au-dessus d'une mer bleu sombre.

Épave du Liban (Marseille)

FranceMéditerranée : Côte d'Azur, Provence et CorseÉpaveAdvanced

Le Liban est un paquebot de 91 mètres coulé le 7 juin 1903 à la pointe sud de l'île Maïre, qui repose entre 28 et 36 mètres dans le parc national des Calanques. On y reconnaît les chaudières, l'hélice et la cuisine. C'est l'épave la plus plongée de Marseille, à vingt minutes de bateau de la Pointe Rouge.

Pourquoi plonger à l'épave du Liban ?

  • Un paquebot de 91 mètres coulé en 1903, l'épave la plus plongée de Marseille, à vingt minutes de la Pointe Rouge
  • Chaudières, hélice en bronze, cuisine aux fours en brique et cales avant encore visibles
  • Fin de plongée sous l'arche des Pharillons, à 15 mètres
  • Site abrité derrière l'île Maïre, plongeable quand le large est agité

Le spot sur la carte

Base : Marseille, port de la Pointe Rouge, à 5 km à vol d'oiseau.

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L'épave du Liban en images

Gravure en couleurs du Liban qui sombre la proue dressée, drapeau tricolore au mât, pendant que des marins hissent dans des canots des passagers tombés à l'eau, sous le titre La catastrophe du Liban, le sauvetage des passagers.
Les maisons du village des Goudes alignées au ras d'une côte de rochers, devant une haute crête de calcaire blanc aux pics déchiquetés, sous un ciel bleu, un voilier au mouillage sur une mer calme.
Depuis les rochers calcaires du Frioul au premier plan, vue sur une mer agitée et moutonnante jusqu'à l'île Maïre et la côte des Goudes, découpées dans la brume.
Une grande méduse œuf au plat, dôme orangé et bras courts constellés de boutons violets, dérive en pleine eau bleue avec de petits poissons abrités sous elle, pendant qu'un apnéiste palme le long d'une pente rocheuse en arrière-plan.

Que verrez-vous à l'épave du Liban ?

En plus d'un siècle, l'épave est devenue un récif de 91 mètres posé sur un sable vaseux. Les tôles abritent de nombreuses murènes communes, des congres et des mostelles, un homard de temps en temps, et les cales font de l'ombre aux bancs de sardines et de maquereaux que viennent chasser les loups et les dorades. Les gorgones ont colonisé les structures les plus hautes, les anthias tournent au-dessus des chaudières, et les nudibranches se cherchent à la lampe sur les tôles pour les photographes en macro. Un mérou brun se montre parfois, sans être résident comme à Port-Cros. En fin de plongée, l'arche des Pharillons, à 15 mètres, et la faille à 6 mètres ajoutent la faune de roche du parc des Calanques : sars, castagnoles, girelles, éponges et anémones dans les parties à l'ombre.

Calendrier d'observation
EspèceJFMAMJJASONDNote
Le mérou brunpossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossibleun individu de passage parfois, pas de résident
La murène communepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalenombreuses dans les tôles et les cales
Le congrepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principaledans les recoins de la machine et des chaudières
Doradespossiblepossiblepossiblepossiblepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepériode principalepossiblepossibleen chasse sur les bancs de sardines avec les loups
Les nudibranchespossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblesur les tôles, à chercher à la lampe
Homardpossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblepossiblede temps en temps sous les tôles

période principalepossiblerare

Comment se passe la plongée à l'épave du Liban ?

La proue, encastrée dans les rochers, est entre 28 et 32 mètres, la poupe à 36 mètres, et l'épave se dresse sur 5 à 6 mètres au-dessus d'un sable vaseux. Une bouée de mouillage est installée depuis 2010 sur l'avant bâbord : on descend directement dessus. La profondeur fait la difficulté : le site s'ouvre au Niveau 2, ou au Niveau 1 titulaire du PE40, la qualification qui permet de plonger encadré jusqu'à 40 mètres, et un PADI Advanced Open Water, limité à 30 mètres, reste au-dessus de la poupe sans spécialité profonde. Le site est abrité derrière Maïre, mais la visibilité est le vrai sujet : le sédiment fin se soulève au premier coup de palme et les tôles disparaissent vite. Les cales avant se visitent en restant dans la lumière ; les paliers et la réserve d'air se gèrent dès la poupe, et la remontée se fait par le tombant vers l'arche des Pharillons, à 15 mètres, puis la faille à 6 mètres.

Quand plonger à l'épave du Liban ?

idéalbondéconseillé

L'épave se plonge toute l'année : L'Atelier de la Mer sort sept jours sur sept, et le site, protégé par l'île Maïre, sert de repli quand le large est agité. L'eau de surface à Marseille est à 13 °C en février, 13 à 14 °C en mars et en avril, 17 °C en mai, 20 °C en juin, 21 à 22 °C en juillet, 22 à 23 °C en août, 22 °C en septembre, 19 à 20 °C en octobre, 17 à 18 °C en novembre et 15 °C en décembre. Le mistral change tout en quelques heures : il remonte l'eau froide du fond et le minimum d'août descend à 15 °C en surface. À 30 ou 36 mètres, l'eau reste fraîche toute l'année : 7 mm en toute saison, étanche de novembre à mai. De juin à octobre, la température et la lumière sur l'épave sont les meilleures.

Comment aller à l'épave du Liban ?

Bateau, et peu de navigation : le Liban est à la pointe sud de l'île Maïre, à l'entrée de la rade de Marseille. L'Atelier de la Mer, au port de la Pointe Rouge, entrée 2, ouvert sept jours sur sept toute l'année de 8 heures à 19 heures, navigue vingt à vingt-cinq minutes jusqu'aux sites ; sa plongée d'exploration encadrée jusqu'à 20 mètres coûte 57 EUR, bloc d'air ou de nitrox et plombs compris, 114 EUR les deux, détendeur et gilet 10 EUR chacun en plus ; le tarif de la plongée à 36 mètres sur le Liban se demande au centre. Le même centre vend aux clubs une convention de 50 plongées à 1 800 EUR, 36 EUR la plongée, blocs compris. Le Yachting Club de la Pointe Rouge et le CIP Marseille, clubs FFESSM du même port, sortent toute l'année. On part aussi du port des Goudes ou du Cap Croisette, plus proches encore. Les bouées du parc national des Calanques sont gratuites et réservées en priorité aux plongeurs. Comptez une plongée pour l'épave, une seconde pour le tombant et l'arche des Pharillons.

Dormir à Marseille, port de la Pointe Rouge

Où trouver un guide pour plonger à l'épave du Liban ?

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7 h, à partir de 250 EUR

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Où dormir près de l'épave du Liban ?

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Le 7 juin 1903

Le Liban est un vapeur construit à Glasgow en 1882 : 91 mètres de long, 11 mètres de large, 2 308 tonneaux, une machine à triple expansion de 2 150 chevaux, armé par la Compagnie Fraissinet sur la ligne de Corse. Le 7 juin 1903, peu avant midi, moins d'une heure après avoir quitté Marseille pour Bastia, il est éperonné près de l'île Maïre par l'Insulaire, un navire de la même compagnie qui revient de Toulon. Le commandant tente d'échouer le paquebot entre les deux blocs rocheux au sud de l'île, les Pharillons ; il coule avant d'y parvenir.

Il y avait 220 personnes à bord, dont 43 membres d'équipage. Le nombre de morts, près d'une centaine, reste incertain : les billets se vendaient à bord. Les barques des Goudes, le Balkan et le vapeur hongrois Rakocsy ont recueilli les survivants.

Ce qu'on voit sur l'épave

La descente se fait sur la bouée fixée à l'avant bâbord. La poupe, à 35 ou 36 mètres, est coupée du reste de la coque ; on y voit l'hélice en bronze. Deux mâts sont couchés sur le sable, les chaudières et les machines reposent de part et d'autre de l'axe du navire. Vers l'avant, la dunette, les bossoirs tribord, le salon, les cabines et la cuisine, avec ses fours en brique, se reconnaissent encore ; les cales avant se visitent, un troisième mât est couché en travers. La proue, encastrée dans les rochers entre 28 et 32 mètres, porte un treuil et une grosse ancre bâbord.

Le parcours logique commence par la poupe, la plus profonde, remonte le long de la coque jusqu'à la proue, puis quitte l'épave par le tombant pour finir sous l'arche des Pharillons, à 15 ou 16 mètres, et dans la faille à 6 mètres, le temps du palier.

Dans le parc national des Calanques

L'épave se trouve dans le cœur marin du parc national des Calanques, créé le 18 avril 2012, le premier parc national périurbain d'Europe, avec 43 500 hectares de cœur marin entre Marseille et La Ciotat. Le parc compte environ 300 sites de plongée et plus de 16 000 plongées encadrées par an. Les bouées de mouillage, gratuites, sont destinées en priorité aux plongeurs ; on ne touche pas, on ne nourrit pas, on ne prélève rien, pas même un vestige, et deux zones de protection archéologique sont fermées à la plongée. Le parc a testé sur le Liban, en 2020, des méthodes de conservation des épaves. Une charte de plongée volontaire se signe en ligne sur son site.

Notre conseil

Commencez par la poupe, la partie la plus profonde, puis remontez vers la proue et finissez sous l'arche. Palmez lentement, au-dessus du fond : le sédiment se soulève au premier coup de palme. Avec un Advanced sans spécialité profonde, restez au-dessus de 30 mètres.

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Crédits des images

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