Le requin-marteau commun vit dans les eaux les plus tempérées de sa famille, et se reconnaît au bord avant de sa tête, arrondi et sans encoche. On peut le croiser en pleine eau aux Açores, à Formigas et Dollabarat, de juin à octobre, sans que la rencontre soit fréquente. Classé vulnérable, il mesure le plus souvent 2,50 à 3,50 mètres.
Où plonger pour voir le requin-marteau commun ?
Comment le reconnaître ?
Le requin-marteau commun porte la tête de sa famille, aplatie et étirée en marteau, avec un œil à chaque extrémité. Ce qui le distingue est le bord avant de ce marteau : il dessine une courbe régulière, sans l'encoche centrale que portent le requin-marteau halicorne et le grand requin-marteau. Le dos est gris-brun foncé à olive, le ventre blanc, et le dessous des nageoires pectorales a souvent la pointe noire. La première dorsale est assez haute, en faucille, avec une pointe arrondie ; les pectorales et les pelviennes ont le bord arrière presque droit. Il mesure le plus souvent de 2,50 à 3,50 mètres et atteint au plus 5 mètres pour 400 kilos.
Le requin-marteau commun en images
Comment vit-il ?
C'est le plus tempéré des requins-marteaux. Il vit dans toutes les mers chaudes et tempérées, des côtes jusqu'au large ; dans l'Atlantique, on le trouve de la Nouvelle-Écosse à l'Argentine et de l'Irlande à la Méditerranée. Il se tient le plus souvent à moins de 20 mètres de profondeur et descend jusqu'à 200 mètres. En été, il remonte vers les hautes latitudes ; les jeunes migrent alors en bancs de plus d'une centaine d'individus, tandis que les adultes vont seuls ou en petits groupes. Il chasse des poissons osseux, des requins plus petits, des céphalopodes et surtout des raies : les pastenagues sont sa proie favorite, et l'on a compté 95 aiguillons de pastenague dans la gueule d'un seul individu. La femelle est vivipare et met bas de 20 à 50 petits après dix à onze mois de gestation.
Où et quand le voir ?
Sur nos spots, le requin-marteau commun n'est cité qu'aux Açores, à Formigas et Dollabarat, la réserve au large de Santa Maria : il y est possible de juin à octobre, en pleine eau, comme le requin des Galápagos, sans être fréquent. C'est aussi la saison de plongée du site, au mieux de juillet à septembre, dans l'eau la plus claire de l'archipel. On le guette dans le bleu pendant toute la plongée, entre les mérous bruns, les bancs de thons et de barracudas et les mobulas qui font la réputation de la réserve.
Est-il menacé ?
Ses ailerons sont parmi les plus cotés pour la soupe d'ailerons, et sa chair se vend fraîche, séchée, salée ou fumée ; de nombreuses pêcheries le prennent aussi en prises accessoires, dans tous les océans. L'espèce reste assez commune, mais l'UICN la classe vulnérable, et elle est inscrite depuis 2013 à l'annexe II de la CITES, qui encadre son commerce international. Pour l'homme, il passe pour potentiellement dangereux à cause de sa taille, mais les attaques recensées de grands requins-marteaux, toutes espèces confondues, sont rares et aucune n'a été mortelle ; son goût pour les eaux tempérées limite en outre les rencontres avec les baigneurs.
Notre conseil
Aux Formigas, gardez un œil sur le bleu pendant toute la plongée : c'est en pleine eau qu'il peut passer, comme le requin des Galápagos. S'il approche, restez groupés et immobiles, sans palmer vers lui ni le suivre au large. Ne faites pas de lui le but du voyage : la rencontre reste rare, et la réserve vaut d'abord pour ses mérous, ses bancs de thons et ses mobulas.



